Menu

Samedi 24 novembre, marchons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles

24 novembre

A l’occasion de la journée mondiale contre les violences sexistes et sexuelles, la CGT membre du collectif #noustoutes, appelle à manifester le 24 novembre partout en France pour exiger des mesures concrètes permettant enfin d’en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

dimanche, 18 novembre 2018 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Pour connaitre les heures et les lieux de rassemblements : noustoutes.org

 

Un après #metoo, beaucoup reste à faire. Le voile s’est enfin levé sur les violences faites aux femmes mais la situation des victimes n’a pas beaucoup changé. Au travail, c’est toujours, la loi du silence.

Salarié.e.s en responsabilité, nous sommes doublement concerné.e.s.

Nous pouvons être victimes de sexisme et de violences. Mais lorsque nous encadrons des équipes, nous avons aussi la responsabilité de contribuer à un environnement de travail non violent, de protéger les victimes et de sanctionner les agresseurs. Ceci ne s’improvise pas, c’est la raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en place un cadre clair sur les violences sexistes et sexuelles. Pour ce faire, la CGT demande l’ouverture de négociations dans toutes les entreprises.

 

Les chiffres

• 5% des viols et 25% des agressions sexuelles ont lieu sur les lieux de travail;

• 1 femme sur 5 aurait été victime de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle;

  • 80% des femmes salariées considèrent que dans le travail, les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes.

• Une femme meurt tous les 2 à 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint;

  • Toutes les 7 minutes, une femme est violée en France.

 

Bannir les propos et comportements sexistes :

Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par les femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d'entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes.

 

Quelques exemples :

  • les commentaires sur le physique ou la tenue des femmes, qui n'ont rien à faire dans un cadre professionnel
  • Les "blagues" graveleuses qui instaurent un climat pesant et malsain
  • Les femmes en responsabilité à qui on fait des reproches que l'on ne ferait pas à des hommes ("autoritaires", "hystériques", "promotion canapé"...)

 

Prévenir les violences :

  • Mise en place d’une heure obligatoire de sensibilisation de tous les salarié.e.s aux violences sexistes et sexuelles : savoir définir les violences, connaître ses droits quand on est victime et les procédures à suivre dans l’entreprise
  • Formation de tous les manageurs, RH et représentant.e.s du personnel
  • Création de référent.e.s élu.e.s du personnel et RH pour accueillir et accompagner les victimes

Protection des victimes :

  • Mise en place d'un lieu d'accueil et d'une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse
  • Ce ne sont pas les victimes qui doivent être déplacées, ce sont les agresseurs qui doivent être suspendus (pendant l’enquête) puis sanctionnés !
  • Pour les femmes victimes de violence de la part de personnes extérieures (clients, usagers, patients...) : prise en charge des frais de justice (et de santé le cas échéant) par l'employeur, changement immédiat de poste pour ne plus être en contact avec l'agresseur
  • Pour les victimes de violences conjugales : droit à la mutation, au changement de poste, à la réduction ou à la réorganisation du travail, possibilité de démissionner sans préavis ou de suspendre leur contrat de travail en bénéficiant des allocations chômage. Eviction du conjoint ou ex-conjoint violent s’il travaille sur le même lieu que la victime.

 

Non à la loi du silence !

Si vous êtes victimes ou témoin de violence sexiste, ne restez pas seule, parlez en :

-     Au délégué-e du personnel, à un-e élu-e CHSCT ou à un-e militant-e CGT qui pourront vous aider ou vous accompagner

-     Appelez le 3919 (appel gratuit et anonyme)

-     À des associations spécialisées : voir la liste sur stop-violences-femmes.gouv.fr

 



Via la Tractothèque participative Syndicoop.fr, plateforme syndicale et coopérative.