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Air France : nouveau plan mais toujours des inquiétudes pour l'emploi

Confrontée à une forte mobilisation intersyndicale depuis trois mois, la direction de la compagnie a présenté vendredi 15 janvier un nouveau projet prévoyant une hausse de la flotte et d'éventuelles embauches.

lundi, 18 janvier 2016 | Actualités
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La lettre .info

Un changement de ton et de fond qui n'a toutefois pas totalement rassuré les syndicats.

Profitant d'un environnement économique plus favorable, avec la baisse du prix des carburants et l'annulation d'une forte amende de la Commission européenne, la compagnie prévoit sur le long-courrier de croître son réseau "de 2 à 3% par an en moyens propres de 2017 à 2020", a indiqué la compagnie dans un communiqué. La flotte long-courrier atteindra 109 appareils en 2020, soit sept de plus qu'en 2016, notamment avec l'arrivée de Boeing 787 et d'Airbus 350.

Sont également prévues, "l'ouverture d'une à deux nouvelles destinations" et "une croissance de l'ordre de 10% en capacités et en heures de vol entre 2016 et 2020". Est également prévue une montée en puissance de la filiale low cost Transavia France dont la flotte pourrait passer de 26 à 40 40 avions en 2020". La compagnie entrevoit des embauches pour les pilotes (dès fin 2017), ainsi que pour les hôtesses et stewards.


Quant au personnel au sol, "aucun départ contraint" pour motif économique n'interviendra jusqu'à l'été 2018, mais des mobilités internes seront nécessaires, assure la compagnie. Si la CFDT "se félicite de l'abandon du plan B", les autres syndicats se sont montrés plus dubitatifs, y voyant pour certains un emballage différent pour un même plan. "On nous a présenté un projet A écrit différemment", a commenté Mehdi Kemoune pour la CGT Air France le jugeant toutefois "positif" car fondé "sur l'investissement, la croissance et l'embauche" pour les navigants.

Mais l'emploi au sol reste un "point noir" pour le délégué CGT, notamment dans les escales où "les licenciements secs ne sont pas écartés". Par ailleurs, les agents des escales seront exposés à des mutations géographiques ou professionnelles et donc à des licenciements en cas de refus.