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Airbus : la CGT conteste l’évaluation du comportement des cadres

La CGT et la direction d’Airbus se sont affrontées jeudi en justice à Toulouse où le syndicat réclamait l’interdiction des critères de comportement dans l’octroi des primes aux cadres alors qu’Airbus revendique d’évaluer leur défense des « valeurs » de l’entreprise.

lundi, 10 janvier 2011 | Actualités
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La lettre .info

L’avocate du syndicat a réclamé que la prime qui doit être accordée en avril 2011 au titre de l’année 2010 « ne dépende que de la tenue des objectifs, à l’exclusion de tout critère comportemental ».

L’entretien annuel permettant de fixer la « part variable» de la rémunération des cadres existait depuis 2003, d’abord pour le premier cercle autour de la direction générale, puis pour 240 cadres dirigeants. Ce système « Prospect » évaluait la réalisation des objectifs mais aussi la manière de diriger les équipes et de propager dans le personnel les « valeurs de l’entreprise ».

L’extension du système, informatisé et rebaptisé « P et D » en 2008 et généralisé en 2010 aux 5 000 cadres des usines françaises de Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire (et aux 5 000 du siège social de Toulouse), est à l’origine du conflit. « On peut évaluer un comportement qui est nécessaire à la fonction (...) on ne peut pas demander à un cadre de vivre selon +l’airbusway+», a affirmé Me Boussard-Verrechia.
Lorsque le CCE a été consulté au début 2008, « il n’y a eu aucun mot sur les critères comportementaux », a expliqué l’avocate, dénonçant l’apparition ultérieure de recommandations sur la capacité à « agir avec courage », ou à « promouvoir l’innovation »...