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Air France : menace de conflit dur

Air France : menace de conflit dur

Reçue mercredi 4 novembre par les parlementaires issus de diverses commissions (Affaires économiques, Affaires sociales et Développement durable), en compagnie de douze autres syndicats, la CGT d'Air France a promis de mener "un conflit sans précédent" en cas de licenciement des salariés actuellement visés par des sanctions disciplinaires après les incidents du 5 octobre en marge d'un comité central d'entreprise (CCE) où 2.900 suppressions de postes potentielles avaient été annoncées.

lundi, 09 novembre 2015 | Actualités
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La lettre .info

Dix-huit procédures disciplinaires sont engagées, selon Air France, à l'encontre de salariés suspectés d'avoir pris part aux incidents du 5 octobre.

La CGT, qui compte des adhérents parmi les personnes visées,  affirme qu'"il n'y a rien dans les dossiers disciplinaires" concernant des faits de violence. "Ces salariés-là ont été pris par hasard", ils sont "condamnés par avance", proteste Miguel Fortea, le secrétaire général de la CGT Air-France assurant que la direction voulait les juger avant le procès en correctionnelle prévu le 2 décembre pour cinq d'entre eux.


L'intersyndicale toutes catégories d'Air France a dénoncé devant les parlementaires "l'inertie" de l’État actionnaire (17%) dans la défense du pavillon français et la stratégie de "rouleau compresseur" de la direction qui privilégie le "chantage" au dialogue social. "On a besoin d'un État stratège", a appuyé Miguel Fortea, réclamant une réunion tripartite entre les pouvoirs publics, la direction et les syndicats.

L'intersyndicale réclame de l’État la baisse des redevances aéroportuaires et l'arrêt de l'octroi de droits de trafic aux compagnies concurrentes, notamment du Golfe, pour sortir Air France de l'impasse.

 


"Le dialogue social à Air France, c'est comme...par LCP