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Appel pour les Salaires, l'Emploi, la Reconnaissance de nos Qualifications (18.03.2014)

Appel pour les Salaires, l'Emploi, la Reconnaissance de nos Qualifications (18.03.2014)

Appel Unitaire CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES Le 18 Mars 2014

L’horizon de la France est-il de devenir un pays low cost et de courir après les pays dans lesquels les salaires et la protection sociale sont les plus bas ? Si les entreprises n’embauchent pas, ce n’est pas parce que les salaires sont trop élevés, mais parce que leurs carnets de commande sont vides.

vendredi, 28 février 2014 | Actualités
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La lettre .info

Pour renouer avec le progrès et la croissance, il faut changer de cap et rompre avec la financiarisation, l’austérité, les logiques de court terme et la fuite en avant de la compétitivité coût.

Plutôt que de nous laisser dicter notre avenir par la rentabilité financière, c’est en faisant le pari des qualifications, en investissant dans la recherche, et en redonnant du sens à notre travail que l’on trouvera la voie de la sortie de crise et du progrès...

Reconnaître nos qualifications, augmenter nos salaires et nos retraites, mettre fin aux inégalités femmes/hommes : nos qualifications, plus encore celles des jeunes, ne sont pas reconnues et rémunérées à leur hauteur. Quand on sait que le salaire moyen d’embauche d’un jeune thésard est de 1200€ net, que les femmes gagnent en moyenne 27 % de moins que les hommes, on comprend pourquoi certains vont travailler ailleurs. L’Ugict propose qu’en plus du SMIC, la loi impose un salaire minimum en fonction de la qualification, d’un montant de 1.8 SMIC pour le niveau Licence, 2 SMIC pour le niveau Master et 2.3 pour le Doctorat.

Adopter un plan de relance à l’échelle nationale et Européenne. La rigueur qui nous est imposée nous enfonce dans la crise. Avec la Confédération européenne des syndicats, la CGT propose d’adopter un plan de relance au service des investissements d’avenir, des services publics et des infrastructures. D’un montant de 2 % du PIB européen ce plan permettra de créer 11 millions de nouveaux emplois en Europe.

Investir dans l’emploi qualifié, l’industrie et la recherche. Nos entreprises sont mises en danger par la finance et les actionnaires qui exigent une rentabilité toujours plus importante au détriment de l’investissement, de la recherche et de l’emploi. Pour imposer des stratégies de long terme, il est nécessaire de réorienter le crédit des banques et de taxer la spéculation financière, les dividendes et les retraites «chapeau». Les salariés doivent disposer de nouveaux droits : droit prioritaire de reprise en cas de cession d’entreprise, droit de veto suspensif sur les plans sociaux... Les 200 milliards d’aides publiques accordées chaque année aux entreprises doivent être conditionnées à des objectifs d’emploi, de salaires et d’investissements pour développer notre outil productif.
mars
Pour ouvrir d’autres perspectives, nous appelons l’ensemble des Ingénieurs, Cadres et Techniciens à se mobiliser le 18 mars 2014 avec l’ensemble des salariés pour défendre nos emplois, nos salaires et notre protection sociale.

 

DÉCLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES


Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires se sont rencontrées le 21 février 2014.


Face à la situation sociale vécue par les salariés du privé et du public, les privés d’emploi et les retraités de notre pays, elles décident de faire du 18 mars une journée interprofessionnelle de mobilisation massive. Elles les appellent à prendre toute leur place dans cette journée d’action tant sur leur lieu de travail que dans les territoires.


Elles invitent à rechercher l’unité d’action la plus large pour exiger des mesures urgentes en faveur des salaires, de l’emploi, de la protection sociale et du service public.


La stagnation du SMIC et le gel du point d’indice des fonctionnaires sont intolérables et handi- capent gravement la relance économique. L’augmentation des salaires dans le public comme dans le privé est donc une priorité.


Les entreprises reçoivent plus de 172 milliards d’aides publiques sous la forme d’allègements ou d’exonérations fiscales et sociales, sans aucune conditionnalité ni évaluation de l’efficacité de ces aides en matière d’emploi et d’investissements, et sans contrôle. L’ensemble de ces aides doit être remis à plat et évalué économiquement et socialement.


La relance de l’emploi passe par un plan socialement utile, d’investissements industriels, de sécurisation de l’emploi pour les salariés, de création d’emplois de qualité, de relance du pouvoir d’achat et de développement des services publics.


Nos organisations considèrent que les annonces liées au «Pacte de responsabilité», et en particulier les 50 milliards d’euros d’économies programmées, répondent d’une logique inacceptable d’austérité et attaquent inévitablement le financement des services publics, de la protection sociale et de la solidarité nationale alors que les besoins sociaux augmentent.


Nos organisations réaffirment que la protection sociale est un droit universel. Celle-ci est partie intégrante du salaire socialisé. Supprimer la cotisation des entreprises à la branche famille conduit de fait à le diminuer. Elles s’opposent au transfert du financement de la branche famille des entreprises vers la fiscalité des ménages (y compris par la fiscalité locale). Elles réaffirment leur attachement aux droits familiaux financés par la branche famille de la Sécurité sociale. C’est un des éléments qui concourt à l’égalité entre les femmes et les hommes en favorisant l’accès au travail des femmes.


Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires appellent l’ensemble des salariés, chômeurs et retraités à se mobiliser et à participer massivement aux actions interprofessionnelles de manifestations, rassemblements et grèves du 18 mars.

Paris, le 21 février 2014

 

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