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Assistants parlementaires en quête d'un vrai statut protecteur

Les syndicats de collaborateurs parlementaires CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, Solidaires, Unsa et l'Association de gauche des assistants parlementaires du Sénat (Agap) ont adressé jeudi 6 avril une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle pour réclamer « un véritable statut ».

lundi, 10 avril 2017 | Actualités
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La lettre .info

« Depuis plusieurs semaines, la campagne pour l'élection présidentielle de 2017 est marquée par les soupçons d'emplois fictifs de collaborateurs parlementaires entraînant un coup de projecteur délétère sur notre profession », écrivent les organisations dans un courrier adressé à l'ensemble des candidats. Cette situation met en lumière « Les conséquences tout aussi délétères d'un vide juridique qui n'a que trop duré », ajoutent-ils.

Dans leur courrier, les organisations de collaborateurs réaffirment que les tâches des 3 500 collaborateurs des deux chambres « sont bien tangibles » et qu'ils sont « indispensables au bon fonctionnement de la démocratie ».

« L’absence de transparence est une source de dérives comme nous pouvons le constater », écrivent-ils, estimant que « seul un statut » permettrait « de clarifier l’usage du crédit alloué aux parlementaires » et « d’instaurer une gestion des ressources humaines moderne, digne d’un Parlement du XXIème siècle ».

Les organisations réclament outre « l'élaboration d'un véritable statut », la « mise en place d'instances collectives représentatives du personnel » ou encore l'adoption de « la procédure du licenciement pour motif économique » en fin de mandat. « Alors que la session parlementaire a pris fin, nous considérons qu'il n'est plus possible d'attendre la session extraordinaire de l'été 2017, avec le risque de reprendre à zéro des discussions qui ont déjà pris bien trop de temps. C'est pourquoi nous vous demandons en tant que candidat à la Présidence de la République de vous engager clairement dans ce dossier », écrivent-ils.