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Assurance chômage: le patronat transmet son projet d'accord aux syndicats

Le patronat a mis mardi sur la table son projet d'accord pour les prochaines négociations sur l'assurance chômage.

lundi, 06 mars 2017 | Actualités
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La lettre .info

« À la première lecture, sans les chiffrages, c’est une véritable agression contre les droits des privés d’emploi, particulièrement pour les 2 millions de travailleurs en activité réduite et pour les plus de 50 ans » s'insurge la CGT qui détaille : pour les travailleurs en activité réduite, il est prévu un « lissage » des droits qui peut faire perdre 200 euros par mois pour des revenus au Smic ; pour les seniors, le Medef veut repousser à 59 ans l’ouverture de droits à 36 mois d’indemnisation et de les limiter à 24 mois avant cet âge.
Dans les deux cas, la situation des femmes se dégraderait, celles-ci ayant de plus grandes difficultés à retrouver du travail après 50 ans et se trouvant plus concernées par les temps partiels subis. Il est encore question de renforcer drastiquement les contrôles contre les chômeurs, à l’heure où la moitié des offres d’emploi est sujette à caution. La question de l’abus des contrats courts est renvoyée à la définition d’un indicateur négocié dans les branches, autant dire aux « calendes grecques ».

Pour la CGT, le Medef « joue avec le feu ». « On est loin d'un accord avec un texte pareil ! C'est caricatural » a réagi la négociatrice de la CFDT, tandis que le négociateur de FO assure que c'est « tout sauf une proposition d'accord équilibrée ».

Dans cette négociation, la CGT a versé des propositions « visant à améliorer les droits des travailleurs privés », en proposant des recettes nouvelles : une surcotisation sur les contrats courts ; un déplafonnement des contributions sur les salaires de plus de 12 000 euros ; une taxation des ruptures conventionnelles qui masquent pour beaucoup des licenciements ; la résorption des inégalités de salaires femmes/hommes, de l’ordre de 25 % ; une réduction des exemptions d’assiette : 50 milliards d’euros de revenus échappent aux cotisations (intéressement, épargne salariale, etc.).

Hasard de calendrier, l'Unédic a annoncé mardi 28 février que son déficit se réduirait à 3,6 milliards d'euros en 2017, contre 4,2 milliards en 2016. Parallèlement, le nombre de chômeurs repartirait à la hausse, avec 47 000 chômeurs de plus par rapport à 2016.