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Banque publique d'investissement

Un projet sous doté et une gouvernance qui pose question

lundi, 12 novembre 2012 | Actualités
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La lettre .info

L'adoption par le gouvernement du projet de loi relatif à la création de la Banque publique d’investissement dont l’Etat et la Caisse des dépôts et consignations seront actionnaires à parité est-il à la hauteur des besoins ?

On peut en douter car, souligne la CGT, « il reste très en-deçà des besoins de financement que nécessiterait un réel redressement productif et économique du pays qu’il s’agisse des entreprises ou des collectivités territoriales qui réalisent deux tiers des investissements publics. Pour l’ensemble de ses activités, la Banque serait dotée de 42 milliards d’euros sur cinq ans, somme dérisoire compte tenu de l’ampleur des besoins »

Par ailleurs, ce projet n'instaure aucun critères sociaux et environnementaux, tels que le développement de l’emploi stable, qualifié et bien rémunéré, ce qui pour la CGT « risque de conduire à ce que les interventions de la Banque obéissent à la logique de rentabilité, comme c’est actuellement le cas, qu’il s’agisse du système bancaire ou du Fonds stratégique d’investissement. » Par ailleurs, la confédération relève que les conditions de la mise en œuvre de la Banque « demeurent source d’inquiétudes légitimes pour les salariés des établissements concernés, qu’il s’agisse de ceux d’Oséo ou de ceux du groupe Caisse des dépôts (FSI, CDC entreprise, FSI régions…) »

Elle déplore enfin, une gouvernance très peu démocratique et une insistance trop grande sur les financements en fonds propres qui demeurent des points faibles du projet. Pour la CGT, la Banque publique d’investissement « devrait constituer une composante de ce pôle financier public.

Elle devrait coopérer avec la Banque de France et avec la Banque européenne d’investissements pour inciter l’ensemble du système bancaire à prendre en compte, dans la sélection des projets qu’il finance par ses opérations de crédit, des critères économiques (création de valeur ajoutée, formation et qualification des travailleurs), sociaux (emploi, salaires) et écologiques (économies d’énergie et de ressources naturelles). »