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Burn-out et surmenage dans la magistrature

La présidente de l'Union Syndicale de la Magistrature a demandé jeudi 19 février que la Chancellerie mette en place "une gestion des ressources humaines respectueuse des individus et de leur qualité de travail" et pour qui "il faut arrêter de faire comme si tout allait bien."

lundi, 23 février 2015 | Actualités
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La lettre .info

L'USM dénonce la surcharge de travail et le manque de moyens. "Les lois se sont empilées et n'ont pas été accompagnées de moyens correspondants. Les magistrats essayent de faire avec mais à un certain moment, ça craque", résume-t-elle la présidente de l'USM, évoquant des « burn-out » et « épuisements ».

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a assuré vendredi que la souffrance au travail des magistrats faisait partie de ses « préoccupations constantes », en réponse à la publication d'un livre blanc sur le sujet, par un syndicat. « J'ai l'impression de travailler tout le temps dans l'urgence, sans pouvoir souffler, d'être submergé, sans aucune perspective d'amélioration. Je pense être un magistrat consciencieux et travailleur mais les conditions dans lesquelles j'exerce mes fonctions sont en train de me dégoûter de cette fonction pourtant passionnante », témoigne ainsi un juge d'instruction dans ce livre blanc.

Selon ce document, 86,2 % des parquetiers travaillant le week-end sur le traitement en temps réel, ne prennent pas de repos compensateur en raison des contraintes de service.