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Quand les cadres n'échappent pas au chômage

Une récente étude de Pôle emploi  sur les parcours de cadres qui se retrouvent sans emploi indique qu'en dépit de leurs diplômes un tiers d'entre eux éprouvent des difficultés pour sortir du chômage.

jeudi, 22 juin 2017 | Actualités
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La lettre .info

Une proportion qui vient tordre le cou à l'idée reçue que les diplômes, les réseaux, l'expérience les mettraient à l'abri. Même si le taux de chômage des cadres est effectivement moins élevé pour eux que pour d'autres catégories socioprofessionnelles, ils ne sont pas épargnés.

« Comme les professions intermédiaires, ils ont connu au cours des trente dernières années une détérioration nette de leur situation sur le marché du travail», écrivent les auteurs de l'étude. La crise de 2008 est passée par là et les cadres sont plus touchés qu'avant par des périodes d'inactivité, mais ces dernières ont aussi tendance à s'allonger.

Si 64 % des cadres restent inscrits moins de douze mois à Pôle emploi dans les deux ans suivant leur inscription, pour un tiers d'entre eux, la réinsertion sur le marché du travail sera longue et difficile. Pour eux, «la bascule dans le chômage est souvent un choc puis une épreuve», notent les auteurs de l'étude. Mieux armés et souvent  très au fait des techniques de recherche d'emploi, ils ne ménagent pas leurs efforts et éprouvent beaucoup de doutes et d'incompréhension en cas de chômage de longue durée. «Face aux difficultés rencontrées, la plupart revoient à la baisse leurs ambitions initiales», explique Pôle emploi.

Et certains (3 %) se tournent vers la création d'entreprise plutôt que de s'enferrer dans la recherche d'un emploi salarié. D'autres, et notamment les femmes, choisissent d'occuper une activité réduite pour se remettre en selle. «L'activité réduite semble jouer un rôle de tremplin vers une sortie définitive des listes de Pôle emploi», confirme l'étude.