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Capgemini : mobilisation contre une politique salariale au service des actionnaires

Capgemini : mobilisation contre une politique salariale au service des actionnaires

Dividendes, chiffres d'affaires et marge opérationnelle sont en hausse, et pourtant les salariés du groupe Capgemini n'ont eu ni participation, ni intéressement, ni augmentation de salaire cette année. La CGT Capgemini et l'UGICT appellent à la grève ce mercredi 6 mai 2015 et à une action devant l'assemblée générale des actionnaires.

lundi, 04 mai 2015 | Actualités
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La lettre .info

Le 6 mai prochain aura lieu l’assemblée des actionnaires.

Les chiffres montrent que les actionnaires du groupe sont de plus en plus gourmands : les dividendes versés passent de 122M€ en 2010 à 174M€ en 2014. Bien évidemment, le chiffre d’affaire du groupe augmente aussi, même en temps de crise : 10 573 M€ en 2014, +18% en 4 ans, de même pour sa marge opérationnelle : +40% en 4 ans et est de 970 M€ en 2014. Il faut savoir qu’en 2013, le groupe a fait une contribution exceptionnelle de 235 M€ à un fonds de pension au Royaume- Uni. Alors, pourquoi vous, les salarié-e-s du groupe n’avez-vous ni participation ni intéressement et pas d’augmentation de salaire, juste un minuscule rattrapage salarial, alors que le groupe n’a jamais eu autant d’argent ? Trouvez-vous normal que les profits sans précédent du groupe soient aussi peu répercutés sur les salarié-e-s ?

Bien que les résultats du groupe soient en augmentation (40% sur 3 ans), la part investie pour les salarié-e-s est faible : 0,6M€ d’augmentation de salaire en 2013, 0,6M€ en 2014 et 2,07M€ pour 2015. On est bien loin des 174M€ de dividendes versés en 2014. Ce budget est 84 fois plus important que celui pour les augmentations salariales ! Avec ce budget, l’augmentation moyenne aurait pu être de 884€ par salarié !

En 2014, le Conseil d’administration du groupe a lancé une opération de rachat d’actions à hauteur de 103M€. L’objectif est d’accroitre la valeur des parts détenues par les actionnaires de la société : les actions rachetées sont détruites, augmentant de facto la valeur des actions restantes : cet argent aurait pu servir à autre chose : c’est 88 fois le budget des augmentations collectives pour les salarié-e-s pour 2015, et 67 fois le budget de rattrapage pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes !

Enfin, la signature de l’accord NAO fait perdre en moyenne à chaque salarié-e 400€ de prime de vacances, plus environ 2 000€ de rattrapage pour la rétroactivité sur 5 ans. En introduisant la prime de vacances dans la NAO, tout le monde savait que la direction donnait « généreusement » 2,07M€ pour s’éviter d’en dépenser plus de 9M€ si elle avait appliqué une vraie prime de vacances à tous. De plus, la signature de cet accord entraine un non cumul des rattrapages salariaux avec ceux dans le cadre de l’égalité !

La CGT exige la réouverture le 6 mai de la NAO pour de réelles augmentations.

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