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A CGG les 200 suppressions d’emplois ne passent pas !

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C’est au son de la corne de brume que  les salariés ont défilé dans l’entreprise le 9 février, pour exiger une amélioration du PSE et la prise en compte des alternatives permettant de préserver leurs emplois. Un concert peu gouté par la direction qui a le culot de souligner le stress et le traumatisme acoustique (sic !) généré par l’instrument, alors qu’elle prévoit de licencier 189 personnes sur le site de Massy.

Face à une baisse de grande ampleur du marché d’exploration pétrolière, la Direction de l’entreprise a décidé de désarmer 4 de ses 9 navires de prospection sismique encore en activité. Après plusieurs opérations couteuses de fusion-acquisition dans les dernières années, l’entreprise se trouve menacée d’un défaut de trésorerie à court terme, et sous  pression des marchés financiers, qui détiennent la dette colossale de plus de 2,5 milliards. Pour lever des capitaux permettant de passer ce cap dangereux, la direction présente donc un plan de recentrage sur les activités jugées les plus rentables  et génératrices de trésorerie pour l’avenir.


Elle saisit cette occasion pour poursuivre  son désengagement du secteur de l’acquisition de données en mer, fortement déficitaire dans le contexte actuel et insuffisamment rentable aux yeux des actionnaires sur le long terme.


Les suppressions d’emplois pénaliseront un redémarrage lors de la reprise.  Le site de Massy a la particularité de regrouper l’ensemble des activités d’acquisition et de traitement des données,  permettant ainsi d’y concevoir des méthodes géophysiques intégrant l’ensemble de la chaine de l’exploration, depuis l’acquisition jusqu’à la détermination des paramètres physiques des structures géologiques pétrolifères. Les suppressions d’emplois ciblent particulièrement ces domaines transverses. L’avenir du site de Massy recentré principalement sur le traitement des données géophysiques,  risque donc d’être compromis.


Les salariés, avec les élus syndicaux se concertent et se mobilisent pour défendre des propositions alternatives : ils proposent de nouveaux axes stratégiques de Recherche Développement, la création d’un pôle d’Ingénierie marine permettant de se développer sur de nouveaux marchés tout en préservant les compétences, le maintien des infrastructures informatiques  sur le site  etc.. .


Le syndicat SNGG-CGT avance également le passage au 32 H comme un moyen de préserver les compétences dans une période de plus faible activité. Reste à obtenir que ce sujet soit abordé dans les négociations du PSE. La CFDT majoritaire sur le site, traine des pieds.


Après plusieurs rassemblements  à l’occasion des réunions de négociations, les salariés s’impatientent  devant le peu d’avancées sur les conditions d’accompagnement plutôt médiocres du PSE.


Avec la CGT ils ont décidé d’interpeller le ministère de l’industrie le 18 février pour obtenir un soutien  des pouvoirs publics  pour les alternatives. La BPI, qui possède 12% des actions, a apporté 35 millions pour le refinancement à court terme de CGG. Cet argent ne doit pas servir à licencier mais à préserver le potentiel sur notre territoire.  


Au delà du court terme, il faut développer une stratégie industrielle pour la filière, appuyée sur un pôle public financier, comme l’ont demandé 5 fédérations CGT (Energie, Chimie,Métallurgie, Marins et Officiers de marine) au Ministre de l’Economie.

Photos du rassemblement et de la délégation CGG au Ministère de l'Industrie

Publié le mardi, 16 février 2016 dans Actualités