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La CGT Métallurgie dénonce la vente d’Alstom à la découpe

Le Conseil d’administration d’Alstom s’est prononcé en faveur de l’offre de l’actionnaire Bouygues sur le rachat de 20 % du capital d’Alstom, d’ici 2016, garantissant l’action à 35 euros contre 28 euros aujourd’hui.

lundi, 30 juin 2014 | Actualités
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La lettre .info

Un « joli cadeau du gouvernement, avec l’apport de fonds public, qui permet ainsi à l’actionnaire Bouygues de réaliser une plus-value conséquente », commente la Fédération CGT de la métallurgie dans un communiqué.
Dans un autre communiqué la CGT Mines-énergie accuse, quant à elle le gouvernement de voir les participations publiques comme un simple « réservoir de ressources financières ». Le syndicat « dénonce l'opération à tiroirs qui vise à capitaliser Alstom en se séparant de participations dans GDF Suez », déplorant une « partie de Monopoly » jouée à l'insu des salariés.


La Fédération CGT de la métallurgie souligne que cette cession survient alors « que tout concourt à démontrer que l'État doit garder les leviers permettant de mettre en place une véritable politique énergétique ». Où elle rappelle qu’il n’y a « aucune raison financière justifiant la vente de plus de 70 % des activités d’Alstom et de son démantèlement. »

La CGT constate que la nouvelle proposition de GE, certes modifiée par rapport au projet initial, ne change en rien de logique. L’ambition reste toujours d’acquérir les activités Énergies d’Alstom par la création de sociétés communes, entre GE et Alstom, dans les activités des réseaux et les énergies renouvelables qui regroupent l’éolien et l’hydro, l’activité turbines pour les centrales nucléaires.

Quant aux activités turbines à gaz, à vapeur et alternateurs, elles seront vendues à GE.
Pour l’activité transport ferroviaire, Alstom resterait actionnaire à 100 % avec un apport de la signalisation par GE et un accord de coopération d’assistance commerciale au niveau mondial.
C’est bien un découpage du groupe qui est proposé avec des ventes par appartement qui plongent les salariés dans l’inquiétude pour leur emploi et leur statut. C’est bien un bradage d’une partie des atouts d’Alstom qui est programmé pour des raisons essentiellement financières.


La CGT dénonce la responsabilité du gouvernement dans le démantèlement du groupe Alstom, fleuron de l’industrie française.