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La CGT apporte son soutien aux syndicats brésiliens

Le 28 avril, la Confédération unitaire des travailleurs (CUT) et d’autres confédérations syndicales brésiliennes (UGT, NCST et CNPL) appelaient à une grève générale sur l’ensemble du territoire pour s'opposer aux mesures antisociales et austéritaires du gouvernement de Michel Temer (issu du coup d’état parlementaire contre Dilma Rousseff), notamment contre la réforme des retraites et la flexibilisation du travail.

mardi, 02 mai 2017 | Actualités
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La lettre .info

Dans la capitale financière Sao Paulo des manifestants bloquaient d'importantes artères de circulation en brûlant des pneus au milieu de la voie, provoquant de nombreux embouteillages. La police a utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser et libérer les voies, alors que métros, bus et trains de banlieue étaient à l'arrêt.

Dans un communiqué de soutien, la CGT a souligné que « dès sa prise de pouvoir, Michel Temer a donné le ton. Les lois sociales et le système de protection sociale en vigueur étaient un frein au développement économique du pays et il fallait lancer un grand processus de réformes.

Alors que le pays atteint le nombre record de 13 millions de chômeurs, c’est l’austérité la plus sévère qui s’installe durablement. C’est ainsi qu’a été adoptée et mise en application une loi sur la sous-traitance intégrale, laquelle permet aux entreprises de fonctionner avec un minimum de personnel en interne et de « vendre » le reste de leurs activités au plus offrant, c’est-à-dire à ceux qui proposent la main d’œuvre la moins chère. Par ailleurs, un projet de loi est en cours de discussion au Parlement, sur la réforme des retraites et de la sécurité sociale. Si elle est votée, cette loi impliquera l’augmentation de la durée des cotisations pour tous, sans reconnaissance de la pénibilité, ainsi que la réduction des budgets sociaux. »