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Les syndicats CGT du spatial s'inquiètent de la domination privée

Le projet Ariane 6 présenté mardi à la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne redéfinit les rôles entre Etats européens, agences et industrie.

lundi, 08 décembre 2014 | Actualités
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La lettre .info

Reposant notamment sur la création d'une coentreprise entre le constructeur aéronautique Airbus et le motoriste Safran dans les lanceurs spatiaux, il soulève l'inquiétude de "tous les syndicats CGT du secteur" qui ont fait part de leur "préoccupation" dans un communiqué. Ils estiment notamment que le "mode de gouvernance" de la future entité "laisse peu ou pas de place au contrôle public".


Placer le modèle européen "sous une domination privée, Safran-Airbus en l'occurrence, est un choix suicidaire à longue échéance en termes d'innovation et de maîtrise d'un accès à l'espace européen", poursuivent-ils. La filière va rentrer dans une "autre ère", "celle de la profitabilité à deux chiffres pour des industriels actionnaires qui font fi de la conquête humaine, du bien collectif et des besoins des citoyens".


Les organisations CGT se disent aussi inquiètes pour "la pérennité et le développement des emplois dans chaque site" et "les statuts des personnels".


La refonte de la filière augure également, craignent-ils, d'un "charcutage d'activités, entre civile et militaire, entre lanceurs et satellites, aujourd'hui fonctionnant en synergies et en complémentarités".