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Chômage : rien de bon au pied du sapin

Chômage : rien de bon au pied du sapin

Malgré les annonces, les contrats aidés, les cadeaux aux entreprises au nom de l’emploi, rien n’y fait. Le nombre de demandeurs d’emploi continue sa progression.

lundi, 29 décembre 2014 | Actualités
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La lettre .info

Depuis mai 2012, plus d'un demi-million de chômeurs supplémentaires sont venus frapper à la porte de Pôle emploi. Et l'horizon n'est pas prêt de s'éclaircir selon l'OCDE, qui a exclu toute perspective de recul du chômage avant 2016.

Le mois dernier, 27.400 demandeurs d'emploi supplémentaires (+0,8%) se sont inscrits sur les listes de l'opérateur public, a annoncé mercredi le ministère du Travail. Sur un an, la hausse atteint 5,8%. Toutes les classes d'âge sont affectées par la progression du chômage mais les seniors restent les plus touchés (+1% sur un mois, +11,1% en un an).

Chez les jeunes, le chômage augmente également de 0,5% sur un mois mais moins fortement qu'à la fin octobre. L'Institut national de la statistique (Insee) a également estimé, dans ses prévisions publiées le 18 décembre, que le chômage en France devrait poursuivre sa hausse d'ici mi-2015, pour s'établir à 10,2% de la population active en métropole et à 10,6% avec l'outre-mer.

Manuel Valls s'est dit mercredi "convaincu" que les dispositifs mis en œuvre par son gouvernement "paieront" et "permettront d'avoir des résultats" pour relancer la croissance et améliorer la situation de l'emploi. Mais, pour la CGT, la clé est dans une autre politique de l’emploi et des salaires.

Dans un communiqué, la CGT dénonce une série d'évolutions législatives qui concourent à une baisse de pouvoir d’achat. « Toutes ces mesures ont une même conséquence, un pouvoir d’achat atone et une consommation en berne.

Quand on sait que la consommation compte pour 57% dans le produit intérieur brut, tout le monde comprend que les politiques menées nous mènent droit dans le mur.

C’est pourquoi la CGT défend une autre politique par la fin des aides aveugles aux entreprises, par une relance de la consommation et par une remise à plat du financement de la protection sociale qui favorisera l’emploi. »