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Un collectif dénonce l'état d'urgence

A l'occasion d'une conférence de presse jeudi 3 décembre à Paris, un collectif d'une trentaine de syndicats et d'associations de défense, partis politiques a dénoncé l'état d'urgence décrété après les attentats et prolongé jusqu'au 26 février.

lundi, 07 décembre 2015 | Actualités
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La lettre .info

"L'état d'urgence, qui devrait viser le terrorisme, vise aussi les mouvements sociaux", a affirmé Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association Droit au logement. "On a l'impression d'être considérés comme potentiellement dangereux".

Pour le Syndicat de la magistrature, le gouvernement n'avait pas besoin de l'état d'urgence pour faire face au terrorisme. "Les perquisitions sont possibles même de nuit en cas d'enquête de flagrance", "le juge d'instruction peut ordonner des mesures proches de l'assignation à résidence", et "les interdictions de manifester sont possibles", a rappelé Mathilde Zylberberg, secrétaire nationale du syndicat, déplorant des "dérapages" lors de perquisitions, assignations à résidence et interdictions de manifester, depuis les attentats.

Patrick Picard, secrétaire général de la CGT Paris, s'est inquiété du projet de "constitutionnaliser l'état d'urgence", destiné selon lui à "nuire à l'expression revendicative du mouvement social", et Agir ensemble contre le chômage (AC!) a réclamé la levée des poursuites contre toux ceux qui ont été interpellés lors des dernières manifestations officiellement interdites.