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Comités d'entreprise du groupe Sanofi

Mobilisations contre la mise en route de la réorganisation

lundi, 15 octobre 2012 | Actualités
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La lettre .info

Représentants de la direction et des salariés de Sanofi étaient réunis jeudi dans une atmosphère houleuse lors de plusieurs comités d'entreprise du groupe pharmaceutique, qui devrait supprimer plus de 900 postes d'ici à 2015.

De vifs échanges ont conduit à des interruptions de séance. « Ca se passe mal, parce que la direction veut parler des mesures sociales d'accompagnement et pas de la justification du plan » indiquait un élu lors d'une interruption de séance. Un appel de l'intersyndicale au retrait du plan a été lu en ouverture de chacune des réunions jeudi matin, a affirmé Thierry Bodin, élu CGT de la branche Recherche.

Environ 150 personnes ont manifesté jeudi 11 octobre à la mi-journée devant le site de Sanofi de Chilly-Mazarin, où se déroulait le comité central d'entreprise (CCE) du groupe pharmaceutique. La direction veut « aborder les mesures d'accompagnement social. C'est hors de question, on ne veut pas du plan social », assure Pascal Collemine, élu du CCE et secrétaire général de la CGT du site de Vitry-Alfortville.

« Des activités nouvelles sont créées sur Vitry, mais en fermant Toulouse. Ils sont en train de briser des familles, ce n'est pas acceptable d'une boîte qui fait des milliards d'euros de bénéfices », a-t-il dénoncé. Plus de 800 salariés de Sanofi Toulouse et Montpellier ont également manifesté jeudi à Montpellier contre le plan de restructuration de la société pharmaceutique.

« La direction nous propose la même chose, c'est-à-dire des suppressions de postes : 914", a déploré Alain Jouanen, délégué CGT du site Sanofi Montpellier, constatant qu'à Toulouse il y aura des « transferts d'activité vers la région lyonnaise ».

« En 2010, il y a déjà eu un plan de suppressions de postes en Recherche et Développement en France qui a impacté un peu plus de 1.000 chercheurs.Mille chercheurs sont partis pratiquement en deux ou trois mois. Il est hors de question de recommencer ce type de plan de suppressions trois ans après », a-t-il ajouté.