Menu

Compétitivité chez Renault

Le gouvernement trop passif devant le dumping social

mardi, 29 janvier 2013 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

A l’occasion d’une interview sur LCI, le secrétaire général de la CGT a estimé que les discussions avec les syndicats sur un accord de compétitivité chez Renault s'apparentent à du « chantage patronal » et il a critiqué « l'attitude assez passive du gouvernement », actionnaire du constructeur automobile. « Les discussions, discussions entre guillemets, portent sur ce terrain de chantage : gel des revenus, accroissement des heures de travail, une plus grande flexibilité (...) On est dans le chantage patronal, on est sur un moins disant social », « une forme de dumping social ».

« Renault a le même type de comportement dans tous les pays européens », a poursuivi le secrétaire général de la CGT pour qui le groupe met en concurrence ses salariés européens en les comparant entre eux pour faire pression. « Le message du gouvernement est particulièrement tolérant », à l'égard du constructeur, dont l'État est le premier actionnaire, a jugé Bernard Thibault qui y voit une « forme de renonciation », une « attitude assez passive ».