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Conférence UNI Europa

La 3ème conférence d’UNI Europa, qui regroupe la plupart des organisations syndicales du monde des services européens,  s’est déroulée à Toulouse du 3 au 5 octobre 2011.

mercredi, 05 octobre 2011 | Actualités
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La lettre .info

Ainsi 109 femmes et 203 hommes délégués, 738 participants au total avec les observateurs étaient réunis pour répondre essentiellement à la question : Dans quelle Europe voulons nous vivre ?

Après le discours de bienvenue du maire de Toulouse, Bernadette Segol, ancienne secrétaire régionale d’UNI Europa et actuelle secrétaire générale de la CES, a évoqué les défis auxquels l’Europe est confrontée.

Elle a appelé tous les syndicats à rester motivés au moment où le monde entre dans une période dangereuse  tant économiquement que socialement.

Elle a dénoncé la directive sur le temps de travail et les dérogations individuelles et elle souhaite voir un salaire minimum imposé aux pays européens, malgré les controverses que cela soulève au sein de la CES et d’UNI Europa.

Au cœur des interventions : la crise  de l’euro, la crise financière qui devient  la crise de la dette, la politique d’austérité et le pacte « Euro plus » qui est une attaque directe envers les syndicats et les principes de négociations.

Chacun, chacune de constater que les états n’assument pas leur responsabilité et de réaffirmer la nécessité d’un investissement sur des bases de redistribution et d’ impôts plus justes.

Certains de revendiquer une architecture de la politique économique, financière et fiscale contrôlée au niveau européen.
Tous de vouloir la mise en œuvre d’une taxe sur les transactions financières dans la zone euro.

Outre la déclaration des délégués CGT revendiquant notamment la mise en place d’un pacte de stabilité sociale qui doit se substituer au pacte économique et « Euro plus », les Grecs, Irlandais, Suédois, Danois, Autrichiens et bien d’autres ont témoigné des conséquences parfois dramatiques sur les conditions  sociales de la politique d’austérité.

Certains et certaines n’ont pas manqué de rappeler que, quelque soit le pays, les politiques d’austérité pénalisent particulièrement les femmes.

La place des cadres a également été abordée. « Les cols blancs » suédois ont fait état de résultats d’un sondage qui ressemblent de très près aux résultats obtenus par l’Ugict CGT lors de la consultation : « votre travail, comment le voulez vous ? »
Cette similitude ne fait que nous encourager à travailler ensemble avec nos collègues européens.

Les politiques néo-libérales sont le berceau des crises qui traversent l’Europe, ce ne sont ni les employés ni les encadrants des banques à qui il faut jeter la pierre !

Les syndicats d’UNI Europa ont déclaré qu’ils se focaliseraient sur la transformation du marché unique, en une source de progrès et de développement économique et social apportant de l’espoir aux travailleurs et aux citoyens européens. Ils lutteront pour protéger les droits de négociation collective et pour établir une présence syndicale afin d’assurer un avenir équitable à tous les travailleurs, hommes et femmes, jeunes et plus âgés.

Parmi les différentes motions adoptées, on peut citer :

•    Motion d’urgence sur la crise financière : l’Europe a besoin d’une stratégie de croissance durable MAINTENANT !
•    Modifications des Statuts d’UNI Europa (assurer au moins 40 pour cent de participation féminine dans toutes les structures dirigeantes et les réunions d’UNI).
•    Déclaration sur le printemps arabe (pour soutenir les syndicats de la région et leur coopération dans la lutte pour la démocratie, la liberté et la justice sociale).

Pour la délégation UGICT CGT, ce congrès a été l’occasion de mieux mesurer les convergences et quelquefois les divergences dans les revendications et les modes d’action avec les collègues européens.
Les choses changent ! La crise affecte également les analyses syndicales. Des revendications portées par l’UGICT, par exemple sur le temps de travail de l’encadrement, sont aujourd’hui plus largement partagées qu’hier.