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Des contrats de travail suspendus pendant une grève chez Areva

Alors que s'y déroule un conflit social avec une grève de 4 heures chaque jour depuis plusieurs semaines, la direction d'Areva NC Malvési à Narbonne a décidé de suspendre plusieurs contrats de travail de salariés.

lundi, 06 mars 2017 | Actualités
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La lettre .info

La direction de ce site de production, où on transforme du concentré minier en UF4, la première étape du combustible nucléaire invoque « la sécurité » et affirme que les représentants syndicaux, dont les contrats sont suspendus, « ont librement accès aux installations et toucheront leurs salaires ».

Une affirmation contestée par la CGT qui nie tout problème de sécurité. Ensuite, si elle admet que quelques personnes ont bien été maintenues pour des raisons de sécurité, la CGT affirme que la majeure partie des 95 salariés de la production sont suspendus, y compris les représentants du personnel.

Vincent Morgan de Rivery, responsable CGT,  a ainsi reçu une  lettre de suspension qui précise qu'il ne pourra « prétendre à aucune rémunération ni à aucune indemnité de quelque nature que ce soit ». Pour la direction, le conflit porte sur la revendication d'une prime devant compenser un intéressement inférieur aux autres sites.

Tandis que la CGT insiste sur son exigence d'« un engagement fort sur l'emploi avec le maintien de l'activité sur le site pendant toute la période de transition ». Le syndicat s'inquiète de la période « 2018-2020 » pendant laquelle le site de Pierrelatte (Drôme), « seul client » de l'usine de Narbonne, risque de ne pas avoir les capacités pour accueillir la production audoise en raison de retards de construction.