Menu

La crise de 2008 a frappé aussi les jeunes diplômés du supérieur

Selon une étude du Céreq publiée jeudi 24 septembre, les jeunes sortis de l'enseignement supérieur deux ans après la crise de 2008 ont connu une entrée difficile sur le marché du travail, avec un taux de chômage de 13% au bout de trois ans.

lundi, 28 septembre 2015 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Les premiers résultats de l'enquête "mettent en lumière des conditions d'insertion des jeunes sortis en 2010 sur le marché du travail nettement moins favorables. Les non-diplômés du supérieur ont subi l'essentiel de la dégradation de la conjoncture économique: 24% d'entre eux sont au chômage trois ans après leur sortie du système éducatif. Ils occupent souvent des postes d’employés ou d'ouvriers non qualifiés, pour un salaire médian net de 1.350 euros.

Pour les diplômés, les disparités restent très fortes, en fonction du niveau et de la spécialité: leur taux de chômage peut ainsi varier de 2 à plus de 20%. Aux niveaux bac+2/bac+3, "la filière +santé, social+ tire toujours son épingle du jeu avec 2% de chômage à trois ans". À bac+5, les diplômés des écoles d’ingénieurs affichent un taux de chômage d'à peine 4% et 88% occupent un emploi de cadre. Disposant d'un salaire médian net mensuel de plus de 2.300 euros, ils sont, avec les docteurs, les diplômés les mieux rémunérés en 2013.