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La crise humanitaire en Méditerranée appelle une réponse humanitaire de l’UE

La CGT a participé vendredi 5 juin à une conférence de presse de la Confédération européenne des syndicats au cours de laquelle la CES a formulé exigences et propositions aux gouvernements des États membres de l’Union européenne (UE) pour résoudre collectivement et de façon responsable à la crise humanitaire en Méditerranée.

mardi, 09 juin 2015 | Actualités
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La lettre .info

La CES appelle à ne pas limiter l'intervention aux personnes qui se noient en mer, mais aussi aux « milliers d’hommes, de femmes et d’enfants désespérés qui prennent tous les risques pour fuir pauvreté et conflits en Afrique et au Moyen-Orient et trouver refuge dans l’UE. » La CES considère qu’il « appartient maintenant aux gouvernements nationaux de montrer qu’ils sont capables d’agir efficacement ensemble et appelle ces gouvernements à ne pas fuir leurs responsabilités en laissant entendre que la crise concerne les seuls pays dont les côtes se trouvent être les plus proches pour les réfugiés. La CES demande aux ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l’UE, qui se réuniront les 15 et 16 juin, et aux chefs d’État et de gouvernement participant au Sommet européen des 25 et 26 juin :

  •  d’autoriser la poursuite des opérations Frontex conjointes, dont le niveau est aujourd’hui comparable à celui de la précédente opération italienne «Mare Nostrum», et ce tant que la vague migratoire durera, et de tripler le budget Frontex comme l’a proposé la Commission européenne;
  •  d’accepter le plan de relocalisation pour au moins 40.000 migrants (principalement en Italie et en Grèce) proposé par la Commission mais sans le limiter aux Syriens et aux Erythréens;
  •  de soutenir un programme européen de réinstallation des migrants dans des camps en dehors de l’UE, par exemple en Libye et en Turquie, allant au-delà des 20.000 personnes avancées par la Commission;
  •  de reconnaître la nécessité de réviser tant le mandat de Frontex (pour mener des opérations de recherche et de sauvetage) que le règlement de Dublin relatif à la réinstallation des réfugiés.

La CES souligne qu’un des meilleurs moyens de faire en sorte que les migrants soient les bienvenus dans les villes et les cités européennes est de s’assurer qu’ils bénéficient du même salaire et des mêmes conditions de travail que les travailleurs locaux et que les employeurs ne les exploitent pas pour faire baisser les salaires.

Les syndicats et la mise en œuvre des conventions collectives peuvent contribuer à une intégration réussie des migrants dans la société en assurant l’égalité de salaire et de traitement pour tous. »