Menu

Déconnexion obligatoire à la BPCE

Le groupe BPCE, qui réunit sous le même toit deux grands réseaux coopératifs, les Banques populaires et les Caisses d'épargne, a été condamné le 18 décembre dernier par le tribunal de police de Paris à 317 amendes pour avoir « enfreint les dispositions du Code du travail sur le temps de repos minimal quotidien ainsi que sur le travail de nuit », entre les mois de février et de juin 2014.

lundi, 18 janvier 2016 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Durant cette période, le groupe bancaire a été confronté, comme les 130 plus grandes banques de la zone euro, à un audit géant imposé par la Banque Centrale Européenne, afin de contrôler rapidement les bilans et les actifs de l'ensemble du système bancaire européen.

Au siège de la BPCE, tout comme chez ses concurrents les équipes de cadres ont été mobilisées et contraintes de travailler jusqu'à 45 heures.

Fin avril 2014, à la suite d'une enquête dans l'entreprise et ayant constaté « un manque de contrôle des temps de repos quotidien et hebdomadaire et des charges de travail excessives », l'Inspection du travail a lancé un avertissement à la direction de la banque. Un avertissement réitéré, accompagné cette fois de procès-verbaux transmis au procureur de la République. A la suite de de jugement, les syndicats ont obtenu que le règlement intérieur de la banque soit revu dans un sens plus restrictif : les cadres bénéficiant d'un forfait en jours ont maintenant l'obligation de « badger » et les messageries pour leurs courriels sont dorénavant coupées de 21 heures à 7 heures, sept jours sur sept.