MENU

Un décret pour faire reculer la prévention des risques au travail

Imprimer

Le projet de décret réformant la médecine du travail qui doit entrer en vigueur le 1er janvier a été examiné le 1er décembre en Conseil d'orientation des conditions de travail qui doit statuer le 7 décembre sur cette réforme.

Il s'agit là d'un des points les plus contestés de la loi Travail.

Le texte prévoit de supprimer la visite médicale d'embauche, sauf pour les métiers à risques. Elle sera remplacée par une « visite d'information et de prévention » qui aura désormais lieu « dans un délai de cinq ans » (contre deux actuellement), quatre pour les salariés sur des postes à risques.

Le secrétaire général en charge du sujet à la CFDT, a qualifié cette réforme de « vraie évolution » : « On sort d'une médecine punitive où le médecin dit +T'es apte ou inapte+ au travail. On sort d'une certaine logique discriminatoire ».

A l'inverse, la CGT, FO et la CFE-CGC estiment que des visites espacées empêcheront de détecter les risques pour les salariés et émettront un avis négatif le 7 décembre. Le secrétaire général de la CGT, a adressé en avril un courrier à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, pour réclamer une mission à l'IGAS afin d'engager « une vraie réforme ».

Cette réforme « aboutit à ce que les médecins du travail ne détecteront plus les nouvelles pathologies » comme le stress ou le burn-out, s'inquiète de son côté la CFE-CGC. Espacer les visites « veut dire que toutes les mécaniques de prévention vont disparaître », a estimé quant à lui le secrétaire général de FO, sur Radio Classique-Paris Première. Il y a aussi, selon lui, un « risque de contentieux », pour l'employeur et les salariés.

Publié le lundi, 05 décembre 2016 dans Actualités

Accès militant Syndicoop.frNous demander un documentChercher dans les dossiers thématiques