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Les directeurs de théâtres publics protestent contre l’accord sur l’assurance chômage

Plus de 50 directeurs de théâtres publics ont appelé vendredi 4 avril le gouvernement à ne pas agréer l’accord sur l'assurance chômage intervenu le mois dernier entre les partenaires sociaux (à l'exception de la CGT et de la CFE-CGC)  qui "fragilise encore davantage les plus précaires".

lundi, 07 avril 2014 | Actualités
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La lettre .info

Ils ont exprimé leur "colère face au mépris dont ont fait part certains partenaires sociaux qui n'ont pas pris la peine d'étudier sérieusement, ni les préconisations du Comité de suivi (réunissant parlementaires et professionnels) ni les propositions de l'étude menée par deux experts indépendants commandée par le Syndeac" (le syndicat des entrepreneurs du spectacle).


Un nouveau calcul du nombre de jours avant le début de l'indemnisation (différé du versement des droits) touche les intermittents aux plus faibles revenus. Les partenaires de l'Unedic en attendent une économie de 120 millions d'euros.
L'accord impose des mesures d'économie pour le régime spécifique des intermittents du spectacle (annexes 8 et 10) et une hausse des cotisations. Une manifestation d'intermittents du spectacle et de travailleurs précaires s’est déroulée vendredi 4 avril devant le Palais de Chaillot aux cris de "pas d'Europe sans droits sociaux", alors que le président François Hollande rendait une visite surprise à un forum européen, organisé par la ministre de la Culture.


Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle, a pris la parole devant le Forum pour dénoncer les politiques d'austérité. "C'est intéressant de faire des grands discours mais si les budgets sont coupés comme en Irlande de 30%, en Croatie de 50% ou baissés comme en France, on aboutit à des problèmes d'emploi et de service public de la culture", a-t-il dit à l'AFP.