Menu

Dongfeng entre au capital de PSA Peugeot Citroën

L’annonce de l’entrée au capital du groupe automobile de l’État français et du groupe chinois Dongfeng est abondamment commentée et si les syndicats du groupe voient dans cette recapitalisation une bouffée d’oxygène, ils ne sont pas pour autant euphoriques.

lundi, 24 février 2014 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Le conseil de surveillance du 18 février 2014 a ratifié notamment une augmentation de capital de 3 à 3,8 milliards d’euros qui verra l’entrée au capital de PSA de Dongfeng et de l’État français, qui seront à égalité dans les organismes de direction de l’entreprise avec 14 % du capital chacun.


« Cette opération s’inscrit dans le grand Monopoly capitalistique des multinationales de l’automobile qui a vu Renault s’allier à Nissan, Fiat se marier à Chrysler, et PSA tenter de se fiancer successivement avec Mitsubishi puis General Motors, » remarque le syndicat CGT de PSA qui rappelle à cette occasion « le gaspillage de 6 milliards d’euros de 1999 à 2011 sous forme de rachats d’actions et de versements de dividendes au seul profit des actionnaires ».


La CGT de PSA souligne cependant qu’elle n’a « aucun à priori contre une augmentation de capital puisque nous avions nous-mêmes proposé que la famille Peugeot remette dans l’entreprise les sommes qu’elle a préféré placer dans les sociétés d’autoroute SANEF, de nettoyage ONET, maisons de retraite ORPEA, châteaux de Bordeaux Guiraud ou dans la société de placement suisse DKSH ». Pour la CGT, « ce qui importe, ce n’est pas la nationalité des actionnaires, mais le projet économique qui en découle et les conséquences pour les salariés et l’emploi ».


Parmi ses motifs d’inquiétude, la CGT évoque le regroupement à Shanghai de la recherche et développement des véhicules et motorisation pour les pays émergents c’est-à-dire une partie de l’activité qui était jusqu’à présent réalisée à Vélizy, Sochaux, et dans une moindre mesure à La Garenne. 


La CGT PSA « appelle les salariés à ne pas se laisser abuser par le chantage à l’emploi, les menaces de délocalisation et la mise en concurrence entre les sites et à exiger que les 800 millions apportés par l’État servent au développement de l’emploi dans nos régions ».