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Droit à la déconnexion : c’est le temps d’en parler

Dans un édito publié dans Repères, la lettre CGT aux personnels de direction de l’Education nationale, un proviseur interpelle ses collègues en ces termes : « Ce soir… ou cette nuit à quelle heure déconnecterez-vous ?

lundi, 01 septembre 2014 | Actualités
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La lettre .info

Etrange en effet que le temps de travail des personnels de direction soit relégué sur l’étagère des évidences. Pourquoi en parler puisqu’il est désormais extensible ?

Inutile ici de décrire les causes de cette élasticité puisque celle-ci absorbe en fait les tensions de toutes les failles du système. » Et l’auteur, d’avancer une réponse : « sournoisement s’est installée l’idée qu’elle n’était pas un problème. Après tout, leur conscience professionnelle, leur apparente docilité et la pression de la carrière les rendaient capables de tout supporter. »

L’édito ne se borne pas à faire le constat navré de cet empiétement massif du travail sur la sphère personnelle au détriment de la qualité même du travail. Il propose d’entendre la souffrance de ces cadres : « Le temps justement est peut-être venu d’en parler et de regarder un peu de côté tous ces cadres, finalement pas si différents de nous. Avec leur organisation, ils revendiquent désormais un droit nouveau, celui de la déconnection.

Tiens, finalement, nous sommes sur la même planète qu’eux.
Les élections de décembre permettront à la profession de faire entendre à la fois la singularité de ses revendications et la convergence d’une condition qui la rapproche des autres métiers de l’encadrement. »