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EDF : les femmes cadres lancent un appel contre le forfait jour

L'appel est intitulé "Pourquoi nous refusons le projet de forfait-jour qui mettrait fin aux 35 heures et aux 32 heures" et souligne les inégalités femmes-hommes qui accompagneraient ce retour en arrière vis-à-vis des accord sur le temps de travail à EDF.

jeudi, 09 avril 2015 | Actualités
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La lettre .info

Le texte de l'appel des femmes cadres d'EDF :

"Le projet de passage au forfait-jour proposé par la direction d’EDF serait un retour en arrière indéniable. Il remettrait les femmes en situation d’inégalité professionnelle vis- à- vis des hommes comme celle qui existait avant l’accord de 1999.

Des collègues femmes ont remonté ce qu’elles avaient vécu à l’époque : des réunions positionnées le mercredi, les carrières à temps partiel, les avancements à moindre fré- quence justifiés par leur temps partiel avec en conséquence une retraite amoindrie... Parmi ceux/celles qui voudront avoir un jour non travaillé par semaine, on peut ima- giner que les jeunes embauchées seraient les premières à subir la même chose. Pour les hommes, on leur expliquerait qu’il vaut mieux rester sur le forfait haut.

La mise en oeuvre de cet accord de 1999, au-delà d’instaurer un temps de travail réduit, a changé les mentalités en profondeur à EDF en mettant tout le monde sur un pied d’égalité. Il a changé le regard sur les personnes à temps partiel que ce soit entre les personnes à 35 et 32 heures, entre les hommes et les femmes, entre les managers et les personnes à temps réduit.

La mutation essentielle porte sur un partage du temps : un temps pour le travail, un temps pour la vie personnelle. Il devenait possible de concilier un travail inté- ressant et une vie hors le travail. Beaucoup de collègues hommes et femmes l’ont découvert. Cela nous a permis à tous et toutes, comme disent certains « d’élever nos enfants ».

Ce changement, les femmes l’ont vu et apprécié.....et les hommes aussi mais après coup.
L’application de cet accord a donc été une vraie révolution. Elle portait en son sein une autre vision de la société et permettait de se projeter dans autre chose que le travail.

Les jeunes embauchés n’ont pas forcément connaissance du changement de mentalité occasionné par l’accord de 1999 et des conséquences positives pour les femmes et pour la société.


Le nouveau projet sur le temps de travail ne doit pas enclencher de retour en arrière."