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EDF retire son projet d'accord sur le temps de travail rejeté par les salariés

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La direction d'EDF a retiré jeudi son projet d'accord sur le temps de travail, qui instaurait notamment un forfait-jour pour les 30 000 cadres, une majorité d'organisations syndicales ayant décidé de ne pas le signer.

Il était proposé que les cadres travaillent 209 jours et non plus 196 contre une prime de 10.000 euros brut ou une augmentation salariale. "Face à l’expression des représentants du personnel, la direction d’EDF s’est vue contrainte de retirer sa demande d’avis" et a annoncé que le projet "n’était plus soumis" à signature, a indiqué le secrétaire du CCE, Jean-Luc Magnaval. "En moins de cinq ans, c'est la deuxième fois que la direction d'EDF SA voit son projet rejeté par le personnel", a souligné la CGT dans un communiqué.

Trois syndicats pesant plus de 71% des voix aux élections professionnelles se sont exprimés contre. La CGT se félicite d'un résultat "sans appel" lors de la consultation des salariés qui ne veulent pas "perdre la maîtrise de leur équilibre entre temps de travail et vie privée". Une majorité (55%) des salariés et 60% des cadres ont rejeté le texte. Nombreux sont les salariés (65 % des personnels consultés selon la CGT) à souhaiter que des négociations s'ouvrent sur "la charge et l'organisation de travail, de nouvelles modalités de rémunération du travail supplémentaire des cadres, le travail occasionnel à distance...", dit le syndicat. 

La réponse donnée par le personnel est claire et sans appel, se réjouit l'Ufict CGT Mines Energie dans un communiqué. Elle signifie que les équilibres des temps entre la vie professionnelle et la vie privée sont des éléments incontournables de toutes négociations sur l'organisation et le temps de travail pour les agents de notre entreprise. (...) L’idée véhiculée par la direction, selon laquelle : « quand on est cadre, on ne compte pas ses heures, justifier l’absence de regard sur le temps de travail des cadres, renvoyant chaque individu vers sa propre disponibilité pour atteindre les objectifs fixés par l’entreprise, ne convainc pas !

Le personnel a mesuré qu’il existe une distinction fondamentale entre ce qui relève de l’estimation, parfois difficile, du temps nécessaire à la réalisation des missions et la mesure a posteriori du temps passé qui, elle, est toujours possible. Une chose est de ne pas pouvoir fixer précisément et préalablement la durée nécessaire pour réaliser une production, une autre est de décompter, une fois le travail accompli, toutes les heures passées y compris de recevoir la juste rémunération du travail effectué. Sans mesure du temps, il n’est pas possible de contrôler les périodes de repos, ni d’éviter des durées préjudiciables à la santé, ni encore d’assurer le paiement de la totalité du travail accompli. La référence horaire s’impose comme la base indispensable pour garantir l’application de ces droits fondamentaux. »

Publié le lundi, 28 septembre 2015 dans Actualités

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