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Les effectifs de La Poste ont continué à diminuer en 2015

Selon le bilan social de l'entreprise qui doit être présenté en juillet au Conseil d'administration, La Poste employait 224.045 personnes fin 2015, contre 231.347 en 2014, soit une diminution de 3,1%, après une baisse de 3% des effectifs entre 2013 et 2014.

lundi, 27 juin 2016 | Actualités
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La lettre .info

Parmi les conséquences de cette réduction des effectifs deux indicateurs pointent la dégradation de la santé et des conditions de travail.

Ainsi, le taux d'absentéisme pour maladie a atteint 6,65% en 2015, contre 6,37% en 2014. Le nombre d'accidents de travail et de trajet avec arrêt est en légère augmentation, passant de 9.507 à 9.632, après une baisse continue au cours des trois dernières années. Les plus nombreux sont liés à la circulation, aux chutes et à la manutention.

Dans un communiqué, la CGT, premier syndicat à La Poste, dénonce "un bilan social 2015 catastrophique", tandis que SUD (3e syndicat après la CFDT) juge ces résultats "affligeants", "à l'image des services de La Poste qui ploient sous les coups d'une stratégie qui n'a que faire de l'intérêt général".

A noter que dans le même temps où elle supprimait ces emplois, La Poste a pourtant perçu 318 millions d'euros au titre du Crédit Investissement Compétitivité Emploi (CICE) pour l'exercice 2015, et près de un milliard depuis trois ans.

Outre la perte d'emplois, la CGT dénonce une "augmentation de près de 50% de l'intérim entre 2014 et 2015, utilisé majoritairement dans le secteur courrier/colis" et "une moyenne des CDD représentant 5% des effectifs", soit "19.824 CDD" en 2015. "Une gestion inquiétante", estime le syndicat, alors que "27,3% des effectifs ont plus de 55 ans".

La CGT dénonce également les différences de traitement qui perdurent entre hommes et femmes: 55,5 % de postiers perçoivent un salaire inférieur à 1.800 euros nets par mois (hors primes variables et cotisations sociales), dont plus de la moitié, soit "29,5%, sont des femmes". Le syndicat s'insurge enfin contre "les 10 rémunérations les plus élevées (du groupe) qui se partagent plus de 4 millions d'euros, soit une moyenne de 440.000 euros par an".