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Les entreprises doivent jouer le jeu du Contrat de génération

La CGT a dénoncé mercredi 23 octobre dans un communiqué les réticences du patronat à négocier des contrats de génération.

lundi, 28 octobre 2013 | Actualités
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La lettre .info

Elle souligne que « plus de 75 % des entreprises de plus de 300 salariés ne disposent ni d'accord ni de plan d'action alors qu'il s'agit d'une obligation légale ». La négociation « est particulièrement faible dans les entreprises de 50 à 300 salariés », rappelle-t-elle. La CGT rappelle qu’elle a « fait le choix il y a un an de signer l’Accord National Interprofessionnel portant création du contrat de génération. Cet ANI créait une nouvelle obligation de négocier sur la place des jeunes dans l’entreprise et avait le mérite d’inciter les entreprises à recruter les jeunes en CDI et d’aborder les conditions de travail des seniors. »

La CGT dénonce aussi le peu d’ambition des accords avec des objectifs de recrutement insuffisants et peu de dispositions de lutte contre la pénibilité. La CGT pointe aussi le « risque d'effet d'aubaine », l'aide profitant à des « employeurs qui avaient de toute manière décidé de recruter ».

Elle demande notamment « l'application des sanctions prévues par la loi pour toutes les entreprises de plus de 300 salariés qui n'ont pas ouvert de négociation » et « la pénalisation des entreprises ayant recours aux plans d'action, en les obligeant à rouvrir une négociation l'année suivante ».