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Les ex-salariés de Freescale devant les prud'hommes

97 ex-salariés de l'usine de semi-conducteurs Freescale ont défendu jeudi 19 novembre l'absence de justification économique à leurs licenciements en 2012 devant le Conseil de Prud'hommes de Toulouse qui rendra sa décision le 26 mai 2016.

lundi, 23 novembre 2015 | Actualités
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La lettre .info

La direction du groupe américain, ancienne filiale de Motorola, a décidé en 2009 de fermer cet atelier qui employait alors 821 salariés, et a licencié les 400 salariés restants en 2012.

L'activité de recherche et développement a été maintenue et emploie environ 500 personnes. Leur avocat a estimé que leur licenciement n'a pas de "motif économique recevable". (...)"On nous dit qu'il s'agit de technologies vieillissantes, qu'il y a des surcapacités aux Etats-Unis, mais il n'y a aucune démonstration de la réalité de cette menace" sur la compétitivité de l'entreprise, a-t-il plaidé. Selon lui, le rachat en 2006 de Freescale par des fonds américains, dont Blackstone, a entraîné un passage "d'une logique industrielle à 10, 20, 30 ans" à "une logique purement financière".

Les plaignants contestent aussi les conditions de reclassement : la direction a "sciemment réduit les alternatives" en ne proposant "aucune mesure d'adaptation", estime maître Frechin. Selon Eric Hirson, ancien délégué CGT de l'usine, sur la centaine de salariés se retrouvant aux Prud'hommes, les trois-quarts sont aujourd'hui au chômage.