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Fin des négociations sur le forfait jour à la SNCF

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Les syndicats de cheminots ont jusqu'au 17 mars pour se prononcer sur le projet d'accord transmis par la direction sur la création d'un forfait jour ouvert aux 30 000 cadres et agents de maîtrise.

La CGT et SUD, premier et troisième syndicats à la SNCF, sont opposés au principe d'un dispositif qui, selon eux, ne règle pas le problème des « dépassements d'horaires endémiques ».

Reste à savoir si l'Unsa et la CFDT, majoritaires dans l'encadrement approuveront ce texte qui institue un régime dérogatoire, réservé aux salariés « autonomes » où le temps de travail n'est plus décompté en heures mais en jours, supprimant ainsi le paiement des heures supplémentaires. À noter qu'un cabinet d'expertise a récemment mis en lumière le travail « excessif » de certains cadres cheminots effectuant jusqu'à 65 heures par semaine.

Selon le texte les agents des directions centrales et régionales travailleront 210 jours par an, contre 214 actuellement. Les encadrants de terrain continueront à travailler 205 jours et bénéficieront d'une « prime d'autonomie » (plus de 50 à 100 euros nets mensuels, selon la direction). Les premiers pourront « monétiser » les 4 jours de repos gagnés dans un compte épargne-temps et les seconds, convertir l'indemnité en repos (4 jours supplémentaires).

Publié le lundi, 06 mars 2017 dans Actualités