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Grève générale en Italie contre la politique économique et sociale

Le Premier ministre italien reste droit dans ses bottes au terme d'une journée de grève générale marquée par des manifestations ce vendredi 12 décembre.

lundi, 15 décembre 2014 | Actualités
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La lettre .info

Il y avait 50.000 manifestants à Milan, 70.000 à Turin, 40.000 à Rome, 50.000 à Naples, 15.000 à Palerme, et une cinquantaine de manifestations au total se sont déroulées dans la journée. Cette grève générale de huit heures organisée par deux grandes confédérations syndicales était la première depuis son arrivée au pouvoir en février.

Parmi les griefs syndicaux à l'endroit de Matteo Renzi, figure le "Jobs Act", la réforme du marché du travail pour encourager les embauches en facilitant les licenciements et en réduisant les droits et protections des salariés dans leurs premières années de contrat. Des mesures finalement assez proches des revendications patronales du Medef.

Les syndicats dénoncent aussi le projet de budget 2015, jugeant ses mesures de relance de l'économie insuffisantes et ils protestent contre l'absence de dialogue social. "Le gouvernement commet une erreur en éliminant la discussion et la participation" des syndicats à l'élaboration des lois, a affirmé vendredi Susanna Camusso, secrétaire générale de la CGIL. "Le gouvernement doit choisir entre le conflit et le dialogue", a-t-elle insisté.

De nombreux secteurs du public et du privé ont été touchés par cette grève, essentiellement les transports. Des centaines de vols, notamment vers l'Europe, ont dû être annulés ou reprogrammés, tandis que les transports en commun ont surtout assuré le service minimum garanti par la loi aux heures de pointe.