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Hôpitaux au bord de la crise de nerfs

Dans un courrier daté du 11 mars adressé à Manuel Valls, le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux, a alerté le Premier ministre  sur les tensions régnant à l'hôpital public, lui demandant de mettre un frein à la fermeture de lits, entre autre.

lundi, 16 mars 2015 | Actualités
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La lettre .info

S'appuyant sur une note confidentielle du service central du renseignement territorial du ministère de l'Intérieur, datée du 5 mars et révélée mardi par le Parisien, le président de la FHF s'alarme.

Selon cette note, "quelques mouvements de protestions pourraient prendre corps" à l'hôpital en raison de tensions rencontrées dans les services d'urgences, saturés à cause de l'épidémie de grippe. Frédéric Valletoux dénonce l'"épuisement" et l'"exaspération" des personnels, il s'étonne que la fermeture de lits soit présentée comme "une priorité" par "certaines agences régionales de santé" (ARS) et comme "une solution miracle à l'amélioration de l'efficience" des hôpitaux.

Le gouvernement prévoit un plan d'économies à hauteur de trois milliards d'euros pour les hôpitaux d'ici 2017. «Il s’agit de poursuivre la compression des emplois, des qualifications, des salaires, les moyens dévolus à la formation professionnelle… et de s’attaquer aux droits des salariés de l’hôpital, proteste la CGT Santé et Action sociale dans un communiqué le 9 mars dernier. 

Ces mesures viennent ainsi renforcer les plans d’économies déjà engagés qui, au motif de réduction des déficits, vont détruire l’ensemble du système hospitalier public et la Sécurité Sociale, au profit des grands groupes financiers privés. Aujourd’hui, les suppressions de lits, de places, d’unités et/ou de services de soins, le manque de personnels formés et qualifiés ne permettent plus aux hôpitaux de répondre aux besoins de la population, ni d’assurer leurs missions de service public.»