Menu

Les hôpitaux sortent du rouge au prix de gros sacrifices pour les personnels

Les chiffres provisoires annoncés mercredi 17 mai par la Direction générale de l'offre de soins (DGOS, dépendant du ministère de la Santé) donnent la mesure des efforts financiers réalisés sur le dos des personnels hospitaliers, au détriment des conditions de travail et de prise en charge des populations pour résorber les déficits des établissements.

lundi, 22 mai 2017 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Le déficit global cumulé des hôpitaux s'est réduit en 2016 « grâce à des efforts de productivité renouvelés » et les établissements se rapprochent d'une « situation de quasi-équilibre », se réjouit ainsi la DGOS. En 2016, le déficit des hôpitaux atteint 295 millions d'euros, en amélioration de 110 millions tous budgets confondus par rapport à 2015 où il atteignait 406 millions. Il représente « - 0,4 % du total des produits », a précisé la DGOS lors d'une conférence de presse.


« On se rapproche d'une situation de quasi-équilibre », s'est félicitée l'administration qui salue les efforts de productivité « très importants » qui s'illustrent par une hausse soutenue du volume d'activité, +3,9 % de séjours en 2016, dans un contexte où l'Objectif national des dépenses de santé (Ondam), mécanisme servant à freiner l'augmentation naturelle des dépenses de santé, était lui de 1,75 %. Cela s'est traduit par une « maîtrise de la croissance de la masse salariale » de 1,43 % (contre 1,76 % en 2015).

« Pour la première fois les recettes de l'Assurance maladie ont progressé plus vite que les dépenses de personnel », a-t-elle souligné. Ces résultats s'expliquent par « une évolution des organisations, le développement de la prise en charge de l'ambulatoire (diminution des durées de séjours) et des économies dans les achats hospitaliers », argumente la DGOS. On notera aussi que l'investissement total est en baisse depuis 2008.