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IMS HEALTH. PSE indigne et délocalisation

IMS Health est une entreprise américaine proposant des études et du conseil pour les industries du médicament et les acteurs de la santé. Elle a racheté une entreprise française Cegedim en 2015.  La filiale française a son siège social à Boulogne-Billancourt (92)

mercredi, 01 juin 2016 | Actualités
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La lettre .info

Les salariés n'ont pas eu besoin d'attendre longtemps pour connaître les véritables intentions de ce groupe. Le 11 février 2016, annonce d'un "Plan de Sauvegarde de l'Emploi" comportant plus de 300 suppressions d'emplois sur 860 et liquidation du siège social à Boulogne pour un regroupement de ses activités à La Défense.

Au-delà des suppressions d'emplois, une stratégie industrielle désastreuse pour la filiale française, plus du quart des activités rachetées il y a un an à Cegedim seront supprimés et une partie délocalisés en Inde, Pologne, Espagne et au Portugal.

Les salariés sous le choc de cette annonce ont décidé de manifester leur indignation devant ce plan de licenciement qui reste incompréhensible au vu des résultats de l'entreprise et de sa filiale française (417 M€), avec  cerise sur le gâteau le versement de 600.000 euros de CICE (Sans contrepartie visiblement...!!!)

Pour le délégué syndical Cgt (Mourad Rekik), il s'agit de licenciements purement boursiers.  Les mesures d'indemnisation proposées par la direction ne tiennent pas compte de l'ancienneté des salariés et les allocations aux congés de reclassement sont insuffisantes au regard des moyens du groupe"

Pour le secrétaire du Comité d'Entreprise, la réaction est aussi vive "Nous sommes choqués d'être jetés comme ça alors qu'il y a de l'argent et que notre PDG a touché 35 millions de dollars en 2015, c'est indigne et méprisant pour les salariés"

Les délégués CGT ont clairement annoncé à la direction leur opposition aux suppressions d'emplois, pour Mourad Rekik.

"Ces 222 licenciements prévisionnels sont infondés et ne reposent sur aucune cause réelle et sérieuse. Si la direction prend le risque de notifier des licenciements contraints sur la base d’un motif économique inexistant,  nous saisirons le tribunal des prud’hommes une fois le licenciement notifié pour en contester le motif économique"

"Nous ne serons pas le syndicat signataire d'un plan de licenciement, ni d’un accord à minima avec quelques miettes en plus. Nous ne faisons pas l’aumône et nous n’avons pas été élus pour cela..."

Depuis, début mai avec l'aide de l'Union Départementale CGT.92 et de sa Commission Départementale Ugict, deux rassemblements ont eu lieu aux pieds du siège social, le 10 et le 24 mai avec des rassemblements de 200 à 300 salariés.

Nous apportons aussi  notre soutien aux salariés d'IMS HEALTH, en organisant des distributions régulières de tracts et en participant aux rassemblements devant cette entreprise.

De nouvelles initiatives sont en préparation dans la semaine du 30 mai au 3 juin, dont un nouveau rassemblement, jeudi 2 juin, et de nouvelles distributions de tracts sur l'évolution de la situation de l'entreprise ou contre la loi travail.

Pour Mourad Rekik, la "partie" n'est pas terminée et Le mot d'ordre est "Restons unis et combatifs...!!!"