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Les infirmiers-anesthésistes veulent une reconnaissance sonnante et trébuchante

Quelque 3200 infirmiers-anesthésistes et étudiants ont manifesté mardi 22 à Paris pour réclamer une reconnaissance de leur profession et des revalorisations salariales correspondant à leur cinq années d'études à l'appel de l'intersyndicale FO, CGT, Snia (syndicat national des infirmiers anesthésiste), Unsa et Aneia(association nationale des étudiants infirmiers anesthésistes).

mardi, 29 mars 2016 | Actualités
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La lettre .info

D’autres rassemblements étaient aussi organisés notamment à Marseille, Lyon, Grenoble, Bordeaux, ou Nice. Cette troisième mobilisation nationale à Paris, depuis l’obtention du grade master, a donc mis dans les rues plus du tiers de la profession, malgré un niveau d’assignations important.

Un infirmier-anesthésiste gagne 2.800 euros en toute fin de carrière, quand son niveau d'études en mériterait 700 de plus environ, estiment les syndicats. Pour devenir infirmier-anesthésiste, il faut suivre une formation d'infirmier en trois ans et justifier d'une expérience d'au moins deux ans pour ensuite accéder à une spécialisation complémentaire de deux ans, soit cinq années d'études.

En 2014 ces professionnels avaient obtenu du gouvernement le grade master en reconnaissance de leur niveau bac plus 5, mais les revalorisations salariales n'ont pas suivi. (Lire sur ce sujet le communiqué de l'Ufmict-CGT Santé et Action sociale)