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Insécurité professionnelle : STOP !

Insécurité professionnelle : STOP !

Au lieu de s'attaquer aux urgences et de s'engager sur une politique valorisant les qualifications et les savoir-faire pour redresser l'économie et l'emploi, le gouvernement fait le choix de traduire strictement dans la loi l'accord interprofessionnel du 11 janvier 2013 signé entre le MEDEF, la CFDT, la CGC et la CFTC.

jeudi, 04 avril 2013 | Actualités
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La lettre .info

Au lieu de s'attaquer aux urgences et de s'engager sur une politique valorisant les qualifications et les savoir-faire pour redresser l'économie et l'emploi, le gouvernement fait le choix de traduire strictement dans la loi l'accord interprofessionnel du 11 janvier 2013 signé entre le MEDEF, la CFDT, la CGC et la CFTC.

Celui-ci transforme des principes essentiels du droit du travail particulièrement sensibles pour les cadres et professions techniciennes :

  • Le remplacement de dispositions d'ordre public par des « règles maisons » en matière de licenciements. La confidentialité des informations est laissée au bon vouloir de l'employeur et les droits d'intervention sur les choix stratégiques sont restreints ou factices.
  • La soumission du contrat de travail individuel à des accords collectifs. Ainsi, sous couvert de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences, la mobilité professionnelle et géographique peut être imposée. De même la durée du travail et le salaire peuvent être touchés par des accords de maintien dans l'emploi qui priment sur le contrat de travail.
  • L'atteinte à la liberté d'appréciation de la justice. Tout est fait pour que le juge soit évincé des questions économiques et sociales. Les indemnités prud'homales sont forfaitisées : les condamnations des employeurs sont de fait plafonnées.

L'Ugict-CGT apporte des réponses aux questions soulevées par cet accord et propose d'en débattre :

À la question : faut-il davantage de liberté d'action pour les décideurs économiques ?

Notre réponse est NON, il faut plus de réglementation.

À la question : Est-ce que le droit du travail doit servir à lever au maximum les freins à la rentabilité financière et adapter les exigences de compétitivité à l'échelle mondiale ?

Notre réponse est NON, il doit contribuer à mettre l'activité économique au service du développement humain.

À la question : faut-il cantonner l'intervention des salariés dans l'accompagnement des décisions des employeurs ?

Notre réponse est NON, il faut favoriser l'intervention des salariés y compris sur les choix stratégiques.

À la question : la collectivité, représentée par le juge, est-elle incompétente en ce qui concerne les questions économiques et sociales ?

Notre réponse est NON, elle a son mot à dire dans le monde des affaires.

L'Ugict-CGT appelle l'ensemble des salariés cadres et techniciens à se mobiliser le jour du vote de la loi à l'Assemblée nationale le 9 avril prochain et à participer nombreux aux grèves et manifestations.

Télécharger le tract 9 avril (Modifiable - DOC)