Menu

L'intersyndicale interpelle les groupes parlementaires

L'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL interpelle les députés pour leur demander de "rejeter" un texte qui risque de "dégrader" les droits des salariés et d’"accroître la précarité".

lundi, 04 avril 2016 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Dans une lettre adressée aux présidents de groupes de l'Assemblée nationale, ces syndicats appellent à "rejeter ce projet". Ils se disent "disponibles pour échanger", alors que l'examen en commission du projet de loi à l'Assemblée nationale doit commencer ce mardi 5 avril.

Les sept syndicats exposent "cinq raisons de fond" à leur demande, en premier lieu "l'affaiblissement de l'ordre social public" qu'entraînerait à leurs yeux la primauté de l'accord d'entreprise sur la convention collective, avec un risque de "dégrader les droits des salariés". "C'est au niveau de l'entreprise que la pression, le chantage à l'emploi sont les plus forts sur les salariés pour remettre en cause leurs droits et situation", arguent-ils. "Cette logique a conduit, dans les pays qui l'ont pratiquée (Espagne et Portugal notamment), à un effondrement de la négociation collective et à l'augmentation du nombre de salariés non couverts par une convention collective", disent-ils.


L'intersyndicale dénonce également les "remises en cause" que constituent  les dispositions du projet de loi concernant les heures supplémentaires, la médecine du travail, les licenciements économiques ou la "mise en place de licenciements pour motif personnel" dans le cadre d'accords de développement de l'emploi. "Pour les jeunes générations, le signal donné par ce projet de loi est l’accroissement des inégalités, de la précarité et de la pauvreté.

C’est aussi une difficulté plus grande à acquérir leur autonomie", poursuivent les syndicats pour qui les annonces du gouvernement sur la garantie jeunes "relèvent de l'effet d'annonce". Ils jugent que le projet de loi "s'inscrit dans une logique économique libérale et dans une politique d'austérité" qui "conduisent de fait à accroître la flexibilité, la précarité, l’insécurité et même le chômage".