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Jeunes diplômés : emploi en chute de 7 points en 2013

L’enquête de l’Apec, publiée ce matin 9 octobre, révèle que la proportion de jeunes diplômés (promotion 2012) de niveau Bac+4 et plus en poste a chuté de 7 points (64 %) par rapport à la promotion précédente.

mercredi, 09 octobre 2013 | Actualités
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La lettre .info

 Les ingénieurs sont les plus nombreux à être en poste : 70 % (contre 80 % pour la promotion arrivée sur le marché en 2012). On note aussi une régression de 6 % pour les jeunes diplômés des écoles de commerce et de gestion. Quant aux universitaires, ils ne sont que 62 % à être dans l’emploi, soit un recul de 7 points par rapport à la promotion précédente. Toutes formations confondus les Bac+5 connaissent une baisse de 9 % et sont les plus touchés par la crise. Et les Bac +3 occupent plus fréquemment des emplois précaires : 12 % d’entre eux sont à la recherche d’un nouvel emploi au moment de l’enquête (le double des bac+6 et plus)

Les conditions d’emploi se sont aussi dégradées. Le taux de CDI est passé de 56% pour la promotion précédente à 51 %. Quant au statut cadre, il recule lui aussi de 63 à 60 %. Plus globalement les filières à fort contenu scientifique obtiennent les meilleurs résultats (dont médecine).

Selon Jean-Marie Marx, Directeur général de l’Apec : « …Dans un contexte économique en légère amélioration, l’accès des jeunes diplômés au premier emploi pourrait être meilleur dans les prochains mois. Ainsi, les entreprises interrogées dans le cadre de notre baromètre trimestriel de recrutement cadre comptent davantage se tourner vers les débutants […] 45 % prévoient d’embaucher des jeunes diplômés, contre 35 % à la même période, il y a un an. »

Bac+5 au point mort, Bac+3 en emploi précaire, formations universitaires pénalisées, mais aussi rémunérations brutes annuelles sous le plafond de la sécurité sociale (37 000 euros) pour tous : 35 900 euros pour les Bac+6 et plus, 32 100 pour un ingénieur Bac +5, 23 100 pour l’ensemble des bacs+4… il y a encore du chemin à faire pour la reconnaissance de la qualification dès le premier emploi.

La faiblesse des rémunérations des jeunes diplômés et les embauches annoncées par les entreprises auraient-elles un lien ?