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La France investit peu et mal

Selon une note d'analyse publiée par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, France Stratégie, sur la période 2007-2013, « le mal-investissement au sein des firmes de la zone euro pourrait dégrader leur capacité de rebond immédiat et leur capacité à atteindre la frontière technologique.

lundi, 29 septembre 2014 | Actualités
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La lettre .info

D’autre part, le sous-investissement pourrait nuire à l’attractivité de la zone euro. L'Espagne et l'Italie montrent un reflux très marqué de l'investissement dans toutes ses composantes. Le diagnostic concernant la France et l'Allemagne est plus difficile. L'Allemagne connaît un sous-investissement public chronique depuis de nombreuses années que la crise n'a pas remis en cause.

A l'inverse, la France connaît plutôt un mal-investissement : insuffisance des investissements dans du capital de haute qualité (en particulier recherche et développement) au profit d'une diversion de ressources dans des domaines qui ne préparent pas l'avenir (immobilier notamment). Dans une moindre mesure, le même diagnostic peut être fait à propos de l'investissement public qui résiste bien en France mais qui délaisse la formation de capital humain au profit de l'équipement en infrastructures.


Cette situation va peser sur le potentiel de croissance à deux titres :
- à court terme, le mal-investissement au sein des firmes de la zone euro pourrait dégrader leur capacité de rebond immédiat et leur capacité à atteindre la frontière technologique
- à moyen terme, le sous-investissement public est néfaste à l'attractivité de la zone euro et donc à sa capacité à attirer les investissements.