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La mobilisation fait bouger les directions dans la branche énergie

Après les fortes mobilisations des 31  janvier, 7 mars et 14 mars, à l'appel des cinq fédérations du secteur, pour réclamer l'ouverture d'une négociation salariale au niveau de la branche, EDF et Enedis ont apporté de premières réponses qui ne satisfont pas les syndicats. 

mardi, 21 mars 2017 | Actualités
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La lettre .info

Chez EDF,  le président annonce 600 € bruts de prime qui seraient censés faire le compte alors que 10 000 NR (niveaux de rémunération)  ont été économisés en 2016 et 10 000 NR le seront en 2017.

Sur l’emploi, le président renvoie à la négociation dans les métiers (production et ingénierie) pour préserver certaines compétences clés… et rien pour les autres. Il maintient son cap 2030 avec la réduction de 7 000 emplois, particulièrement dans les métiers également stratégiques et d’avenir comme la R&D, le commerce censé fidéliser les clients, le tertiaire qui harmonise le fonctionnement de l’entreprise. À noter qu’aucune enveloppe n’est indiquée pour apprécier le niveau de l’engagement.

Chez  Enedis, pour toute réponse aux revendications, la direction  annonce une prime de 400 € bruts, une enveloppe de 1 700 NR supplémentaires, ce qui, pour la FNME CGT « n’est pas négligeable mais loin de répondre à la nécessaire revalorisation des classifications, un taux de promotion et d’avancements au choix global identiques pour tous les collèges. »

Pour ce qui concerne la revendication sur le Salaire National de Base et bien que la CGT ait réaffirmé que l’ouverture des négociations est « incontournable », aucun des deux Présidents ne s'est engagé à y répondre favorablement.  Les syndicats doivent se rencontrer en début de semaine pour faire le point sur les propositions des employeurs et décider de la suite à donner au mouvement.

Pour sa part, la FNME CGT appellait les salariés de la branche à se joindre à la journée de mobilisations du 21 mars 2017 du Printemps de l'Industrie.