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Les entreprises françaises rechignent à donner des responsabilités aux jeunes

Une enquête du Cegos (cabinet de conseil et formation), publiée début Octobre,  réalisée auprès de 3000 jeunes en Europe révèle le malaise qui s’est installé entre les entreprises et les jeunes en situation de devenir managers.

lundi, 29 octobre 2012 | Actualités
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La lettre .info

En France, seuls 23 % des enquêtés encadrent un collaborateur ou une équipe de collaborateurs contre 45 % des Britanniques, 40 % des Allemands. Les services (27 %) et le secteur public (24 %) semblent les moins frileux. L’industrie, quant à elle, affiche un petit 13%.

Paradoxalement, si 15 % des jeunes européens seulement envisagent de passer cadre, 21 % des Français aspirent le devenir alors que la conjoncture leur est la plus défavorable. Près de 93 % des jeunes interrogés en France affirment travailler pour avoir un revenu. Si travailler répond au besoin d’être reconnu par son entourage par 25 % des Allemands, le pourcentage tombe à 10 % pour les jeunes Français qui à 42 % recherchent la stabilité de m’emploi (contre 39 % pour les Allemands). En revanche 73 % des Français veulent être écoutés et 43 % respectés dans leur travail, les nivaux les plus élevés en Europe.

Parallèlement à cette enquête, 500 DRH ont été interrogés, il apparaît que l’aménagement du temps est bien prise en compte en Europe sauf en France où la priorité serait donnée à « un environnement de travail propice à l’innovation » (sic !). Tous les DRH expriment leurs difficultés à gérer des jeunes qui donnent la priorité à leur vie personnelle, ce qui démontre qu’il y a un hiatus quelque part et que la convergence des intérêts reste à venir.

Enfin, selon une étude d’Eurofound (Agence d’étude et de recherche de l’Union européenne) les jeunes sans emploi, ni en étude ni en formation « coûtent à l’Etat un point de PIB soit 22 milliards d’euros par an (18 pour le Royaume Uni, 33 pour l’Italie et 1,2 % du PIB communautaire).
Lire l'enquête sur le site Cegos