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Maintenir l'efficacité des formations en IUT

Déclaration UGICT-CGT / Union des Présidents des Instituts Universitaires Technologiques (UNPIUT)

vendredi, 05 avril 2013 | Actualités
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La lettre .info

La relance économique de la France passe par sa réindustrialisation et l’accroissement du niveau de qualification en est une garantie.

Innover, créer, inventer, c’est l’avenir de la Nation.

Pour ce faire la formation technologique est un élément central de la réussite d’un tel objectif

L’enseignement technologique de haut niveau assuré par les IUT a démontré depuis plus de 40 ans son efficacité, tant au niveau des qualifications acquises pour la tenue des emplois qualifiés que vis-à-vis de la promotion sociale assurée aux publics accueillis issus pour nombre d’entre eux de milieux modestes. Le gouvernement somme les IUT d’accueillir un maximum de titulaires du Bac technologique au détriment des titulaires des Bacs généraux, considérés comme un public favorisé.

Cela ne correspond pas à la réalité puisqu’en moyenne les IUT accueillent déjà plus  de 35 % de bacheliers technologiques et largement plus de 50 % dans certaines spécialités mais globalement c'est aussi 45 % de boursiers (35 % à 70 % en fonction des territoires) dont plus de la moitié sont des bacheliers généraux.

L’affichage de cette ambition légitime est donc un leurre : l’absence de moyens nouveaux pour l’encadrement et la mise sous tutelle de l’autonomie budgétaire des IUT conduiraient à leur dissolution pure et simple et à une dévalorisation des diplômes technologiques rendant l’insertion professionnelle de ces étudiants très aléatoire.

Par ailleurs, les diplômes à définition nationale dont les programmes sont établis en collaboration avec le monde socio-économique, obtenus par les étudiants dans les 113 IUT de France, permettent un maillage territorial répondant d’une part aux besoins d’emplois dans les régions et offrant d’autre part une accessibilité à une formation universitaire de proximité pour les jeunes bacheliers.

Toutefois, depuis 2007 ce modèle des IUT a été fragilisé par la loi « LRU » et les circulaires de 2009 et 2010 se sont avérées insuffisantes pour préserver la spécificité des IUT.

La nouvelle loi de l’enseignement supérieur et de la recherche doit donc répondre aux préoccupations des IUT et apporter :

1       La garantie du respect des textes en vigueur en consolidant l’article L713-9 du Code de l’éducation par l’inscription dans la loi des Contrats d'Objectifs et de Moyens (COM) intégrés au Contrat de l’établissement (mis en place par un cadrage national avec le Ministère), et des Budgets Propres Intégrés en conformité avec la circulaire 2009-1008 du 20 mars 2009 (ESRS0900149C) et la circulaire 2010-0714 du19 octobre 2010.
2       Le maintien de la définition nationale des programmes (Programme Pédagogique National par spécialité maintenu à jour en permanence de manière paritaire pour répondre aux besoins de l'évolution, du travail, de l’emploi et de l'économie), des modalités pédagogiques et des instances nationales (CCN et CPN) garantissant un diplôme national et son évaluation approfondie périodiquement.
3       La place des IUT dans les différents types de regroupements régionaux et/ou communautés d’universités prenant en compte le rôle d’aménagement des territoires assuré par les 200 sites d’IUT.
4       La confirmation d’un accueil diversifié des publics en IUT pour la réussite de tous les bacheliers (notamment les bacheliers technologiques) permettant de tenir compte des demandes des lycéens. Cette responsabilité doit pouvoir s’exercer par l’IUT dans un dialogue avec les recteurs d’académie et dans le cadre d’une régulation nationale des objectifs et des moyens des IUT. La stratégie de recrutement des bacheliers doit être inscrite dans le COM de chaque IUT.

La CGT et les présidents des conseils des IUT interpellent donc le gouvernement afin que la loi qui sera déposée à l’Assemblée nationale permette aux IUT de travailler à des projets de développement des enseignements avec l’ensemble des moyens nécessaires.