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Mobilisation pour demander l’entrée de l’Etat au capital d’Alstom

A l’appel d’une intersyndicale CGT, CFE-CGC, CFDT et FO les salariés d’Alstom ont débrayé mercredi 21 mai durant au moins deux heures et une manifestation s’est déroulée devant Bercy pour demander «une entrée de l'Etat au capital du groupe».

lundi, 26 mai 2014 | Actualités
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La lettre .info

Selon Christian Garnier (CGT), «il y a eu des débrayages sur 16 sites (sur 21, NDLR). C'est une mobilisation très positive et importante». L'appel a été suivi, a-t’ il dit, par «50% des salariés au Creusot, à Villeurbanne et Tarbes».

Le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, a reçu en fin d'après-midi des représentants de l’intersyndicale. Les syndicats ont plaidé auprès du ministre Arnaud Montebourg pour « une solution 100% française, avec une entrée au capital de l'Etat ou de grandes entreprises publiques comme la SNCF, la RATP ou EDF », clientes d'Alstom.

Dans un courrier à François Hollande, le secrétaire général de la CGT demande d'« utiliser » pour Alstom le décret de contrôle des investissements étrangers et d'associer les grandes entreprises publiques clientes du groupe à son devenir. 

Thierry Lepaon réitère le souhait de la CGT d'arriver «à une solution permettant à l'Etat d'entrer majoritairement dans le capital d'Alstom».
« Cette solution peut et doit favoriser un lien étroit avec les différents acteurs des filières concernées et travailler à des projets communs », « les salariés y sont favorables », plaide-t-il.
M. Lepaon propose à François Hollande de lancer un « groupe de travail incluant l'ensemble des acteurs concernés par l'avenir de l'entreprise », et particulièrement « la SNCF, la RATP, EDF et des collectivités locales ».