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La chambre patronale de la branche Caisse d’Epargne (BPCE) rompt les négociations

Apres un premier accord de branche signé par 6 organisations syndicales sur 7 relatif à la mesure de la charge de travail et du temps de travail dans les entreprises de la branche, les négociations sont brutalement interrompues par la délégation patronale.

jeudi, 24 avril 2014 | Actualités
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La lettre .info

Lors du premier semestre 2012, après le suicide d’une collègue, la CGT et les autres organisations syndicales obtiennent l’ouverture de négociation sur l’amélioration des conditions de travail dans la branche.

Cette négociation devait se dérouler autour de 5 thèmes, évaluation du temps et de la charge de travail, management du travail, relations dans le travail, changement et évolution du travail et enfin conciliation vie personnelle et vie au travail.

Un accord a été trouvé sur la mesure du temps de travail et l’évaluation de la charge de travail. Cet accord est perfectible, mais toutefois, il dérange nos patrons. Quand ils l’appliquent (seulement 3 caisses régionales), ils en font une interprétation très personnelle et orientent la mesure de la charge de travail pour la « faire concilier » avec une meilleure efficacité commerciale.

Le deuxième thème, management du travail, a fait l’objet de propositions de la part de toutes les OS. Ces dernières sont trop éloignées de la conception de BPCE sur ce thème. Et pour cause, nous demandions de traiter l’autonomie, la formation, la reconnaissance du travail, la fin des mesures de l’activité (benchmark, reporting plusieurs fois par jour….). La direction quant à elle, s’arc boutait sur la déconnexion totale du manageur avec l’organisation du travail mise en place par le patron entrainant ainsi une plus grande responsabilité pour l’encadrement de premier niveau et de moins en moins sur les directions

Quant aux autres thèmes, ils sont tombés aux oubliettes

Nous ne sommes pas dupes. A l’orée de la mise en œuvre du plan stratégique BPCE 2014/2017, et ses exigences financières, François Pérol et les directoires des caisses veulent avoir toute latitude pour « gérer » le personnel.