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Panorama des inégalités femmes-hommes

A l'occasion du 8 mars, différentes études ont été publiées sur l'emploi féminin et les inégalités.

lundi, 11 mars 2013 | Actualités
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La lettre .info

Elles révèlent notamment qu'en 2010, entre 15 et 64 ans, 66 % des femmes sont actives (59 % en 1990), contre 75 % des hommes. Elles interrompent plus fréquemment que les hommes leurs carrières, notamment pour s'occuper de leurs enfants : en 2010, 18 % des femmes de 30 à 35 ans étaient inactives contre 4 % des hommes.

Les femmes représentent aujourd'hui 39 % des cadres, contre 30 % il y a vingt ans. Parallèlement, l'emploi non qualifié est également plus féminin : il est occupé à 62 % par des femmes aujourd'hui, contre 56 % en 1990.

Temps partiel

En 2010, 30 % des femmes salariées travaillaient à temps partiel, contre 6 % de leurs collègues masculins.

Salaires

L'écart de revenu salarial entre hommes et femmes en France a baissé de 4 points depuis 2008 pour atteindre 28 % en 2010 dans le secteur privé, notamment en raison de la part grandissante des femmes cadres et de la poussée du chômage masculin, selon l'Insee.

Les femmes salariées du secteur privé ont perçu en moyenne un revenu salarial net annuel de 15.600 euros, soit 28 % de moins que les hommes. Dans le secteur public, où les femmes occupent près de 65 % des postes, l'écart est stable depuis une dizaine d'années, à 18 % (16 % chez les enseignants).

Plusieurs raisons expliquent la réduction des écarts. En premier lieu, la plus forte progression de la proportion de diplômés du supérieur chez les femmes que chez les hommes. En conséquence, près de 35 % des cadres du privé étaient des femmes en 2010, contre moins de 28 % en 1995.

Cependant, note l'Insee, les femmes occupent encore plus de 70 % des postes d'employés, là où les niveaux de salaires sont les plus bas.

Parallèlement, le nombre d'heures travaillées par les hommes a diminué, alors qu'il continuait à progresser pour les femmes, même si celles-ci occupent plus souvent des postes à temps partiel, avance l'Insee.

La crise de 2008-2009 a en effet « touché tout particulièrement les secteurs d'activité à prédominance masculine (industrie, construction, intérim) », explique-t-on.

Dans les secteurs de l'industrie et de la construction, les écarts de revenu salarial sont inférieurs à la moyenne, de l'ordre de 18,8 %. Les différences de salaire horaire y sont beaucoup moins marquées (19 % contre 28 % dans le tertiaire).