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Plan social à La Voix du Nord : 25 % des postes menacés

L’intersyndicale Filpac-CGT, SNJ-CGT, SNJ, CFDT a unanimement condamné, mardi 10 janvier, le plan social présenté par la direction qui supprimerait 25 % des postes.

vendredi, 13 janvier 2017 | Actualités
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La lettre .info

L’intersyndicale a cependant pu obtenir l’ouverture des négociations sur le plan de la réorganisation et du nombre de postes finalement supprimés.

En effet, un salarié sur quatre pourrait quitter l’entreprise (178 personnes sur 710). Un emploi de journalistes sur six (55 sur 343) serait détruit (72 postes supprimés, tandis que 19 seraient créés). Quatre agences locales (sur 24) fermeraient.

Pour l’intersyndicale, l’ampleur de ce plan social n’est aucunement justifiée au vu des finances du groupe de presse belge Rossel. La Voix du Nord continue d’avoir un résultat net positif et projette d’ailleurs de racheter Paris Normandie et entend poursuivre sa croissance externe, comme l’a indiqué le PDG, Michel Nozière.

Pour défendre ce plan social, le PDG a déclaré vouloir anticiper une baisse de rentabilité à venir d’ici deux ans.

Gabriel d'Harcourt, directeur général délégué, invité de France 3 Nord Pas-de-Calais s’est également exprimé dans ce sens : « Quand on attend qu'une entreprise perde de l'argent, il est trop tard et les conditions de mise en place d'un plan social à ce moment-là sont terribles…nous sommes aujourd'hui dans une logique de départs volontaires ».

Mais pour l’intersyndicale, ce plan social et la réorganisation qu’il contient avec 25 % de postes en moins (redéploiement de la rédaction et priorité au numérique, arrêt d’une rotative et suppression de postes, suppression de service, et externalisations de tâches chez les chauffeurs et au prémédia, réduction drastique du nombre d’assistantes d’édition...) sont de nature à mettre en danger le journal.

Des négociations s’ouvrant avec la direction pour trois mois, la CGT au sein de l’intersyndicale portera avec détermination les évolutions nécessaires au plan social afin de protéger les salariés de La Voix du Nord et la survie du journal.